SCENE I
DUBRISSAGE, seul^ dans U agitation.
Y OYEZ-MOI ce Filteau! Toute une heure mortelle Sans rentrer!... Que fait-il?... Quoi! pas une nouvelle! Trois laquais sont partis, rien n'arrive... O tourment!... Ce Forlis a pensé m'imposer un moment.
C'est la première fois, depuis que je conspire, Qu'un homme a, sur mes sens, su prendre cet empire. Filteau l'a bien connu.... Quel est donc ce Forlis Qui sait juger mon ame à travers ses replis?.... J'ai cru qu'il me suivrait.... C'était le coup de maître! Le diable, après cela, n'eût pu s'y reconnaître. Ma présence écartait le soupçon loin de nous. Rassurait nos agents, affermissait leurs coups; Ou, s'il en réchappait.... contre toute apparence. C'est à moi qu'il croyait devoir sa délivrance : IN^ ayant pas pu le perdre, au moins j'avais l'honneur De passer à ses yeux pour son libérateur.... I
O maudit contre-temps ! . . . J'entends du bruit! . . . Personne. . Que faire?.... M'échapper? Déjà, l'on me soupçonne : Fuir, c'est tout confirmer!... Me serais-je mépris? Dans mes propres filets, Forlis m'aurait-il pris?... Tenons ferme an surplus, le dénoûment approche;