‹ L'ami des loisChapitre 8 sur 63 · MA.DAME VERSAC, FORLIS · texte numérisé non relu

MA.DAME VERSAC, FORLIS

MADAHÎ'.- VERSA.C.

Cette union, honorable, sans doute, Ne peut plus se former, je la romps; il m'en coûte; Mais, avec votre esprit, votre nom, votre rang. Vous eussiez pu, Forlis, percer, aller au grand : Quand l'audace est encor la vertu de votre âge , i

Quand il fallait oser, vous avez fait le sage : Faux calcul! vous voyez: avec tous vos talents, Vous restez de coté , tandis que d'autres gens , Moins forts que vous, sans doute, auront sur vous la pomme. Qu'arrive-t-il de là? d'excellent gentilhomme Qu'on vous vit autrefois, vous voilà comme nous, Et comme votre ami, monsieur mon cher époux, Qui me faisait sonner si haut sa baronnie. Descendu dans l'honnête et simple bourgeoisie : Or, l'homme ancien en vous se trouvant effacé, ~ Par les hommes du jour chez nous est remplacé.

FORLIS. ^ ..

Mais ces hommes du jour, ou d'un jour, pour mieux dire, 1 Est-ce leur grand talent qui vers eux vous attire? |

MADAME VERSAC

Vous valez mieux, je sais, que vos rivaux.

FORLIS.

Vraiment ?

Vous n'attendez de moi rien pour ce compliment.

M AD AMI VERSAC

Mais de l'opinion le thermomètre indi([ue Que nous allons ici fonder la république.

Page 1