‹ L' ami du Clerge ParoissialChapitre 59 sur 276 · I. Cause per Summaria precum · texte numérisé non relu

I. Cause per Summaria precum

DE TULANCINGO

Indult autorisant certains curés a dire trots messes les dimanches

Voici la lettre dans laquelle lévéque exprime

les motifs qui lui font présenter une pareille

requéte. Disons seulement que ce diocése a été érigé par Pie 1X en 1863 et qu'il dépend de l’archevéché de Mexico. ;

Les prétres du diocése de Tulancingo ont depuis Vorigine Vhabitude de dire trois messes. Ils imitent d’ailleurs les prétres de la métropole, ot l’on rencontre aujourd’hui encore la méme pratique. Je soumets humblement 4 votre jugement supréme les motifs que lon peut invoquer pour la maintenir.

le Les paroisses sont formées de plusieurs groupes fort éloignés les uns des autres; les plus rapprochés de l’église principale en sont au moins 4 quatre milles, et il en est qui sont distants de vingt-huit milles.

2° Le nombre des prétres est fort restreint.

3° L’assistance 4 la messe est pour ces populations a peu prés Vacte unique du culte public, et les curés

doivent profiter de cette occasion pour leur inculquer .

les vérités chrétiennes, car, l’expérience est la pour le prouver, il est trés difficile de les réunir, méme les jours de féte, dans le but unique de leur annoncer la parole de Dieu. Pendant la semaine, elles sont occupées depuis le matin jusqu’au soir aux travaux de la campagne. Si Pon ne dit pas la messe a ces groupes qui ne peuvent avoir un prétre &2 demeure, comment la foi se maintiendra-t-elle? Les paroisses de mon diocése sont trés vastes et les habitants fort dispersés ; ici des mon-

tagnes, la des fleuves, et partout de grandes difficultés ai

pour administrer les sacrements. Partager ces paroisses

pour en créer de nouvelles, il ne faut pas y songer, a | cause du défaut de prétres et de Vimpossibilité de — trouver les ressources suffisantes pour l’entretien des —

nouvaux curés: © ; Dans ces circonstances et tant que durera la disette

de prétres et limpossibilité de partager les paroisses —

pour les motifs énumérés plus haut, je demande hum-

blement a Votre Sainteté d’autoriser les curés de mon ~

diocése a dire trois messes tous les jours de fétes.

L’indult pour Mexico, auquel il est fait allusion — dans cette lettre, a été accordé une premiére fois ©

le 80 décembre 1879, dans les termes suivants :

Pro gratia ad quipquennium, facto verbo cum SSmo —

et ad mentem. Mens fuit, ut ultra tertiam Missam nunquam nullaque de’ causa iterationem permittas ;

nec non ut, concessionis tempore durante, ea qua prees-

tas prudentia ac solertia res componere satagas ad tramites disciplinwe vigentis, qua scilicet plebis neces- Sitati tionem.

Il fut renouvelé en 1896, pour cing ans. Le —

rapporteur fait observer que les populations du diocése de Tulancingo, sans prétres et sans églises, ressemblent assez aux peuples de la primitive Eiglise ; les prétres alors pouvaient dire trois ou quatre messes d’aprés la discipline en vigueur,

puisque c’est 4 Innocent III seulement qu’il faut

faire remonter la discipline actuelle : Eacepto die

Nativitatis Dominice, nist causa necessitatis —

ce heeceoice: rents

audiendi sacrum satis consulatur per bina- °

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suadeat, sufficit sacerdolti semel in die unam Missam celebrare.

La demande de l’évéque de Tulancingo est

accordée dans les mémes termes et avec les mémes conditions que celle de Mexico:

Detur rescriptum uti in Mexicana, diet 30 decembris 1879.

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