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période négative et non pas d’une nouvelle infection.
Quant à la durée de l'infection chez les porteurs,
il semble qu’une fois établie elle doive être définitive.
L’Amibe dysentérique paraît avoir une grande résistance dans l'intestin, si on en juge par les récidives multiples qu’elles provoquent sans nouvelle contamination.
Dans le milieu extérieur, les kystes d’Amibe peuvent résister deux cent onze jours.
Les préparations microscopiques d’intestin montrent que lAmube vit à l’état de latence dans les couches profondes du gros intestin. Son activité se réveillant à la moindre cause occasionnelle. Quand l'Amibe, sous la forme végétative est tombée dans le mieux extérieur, elle est peu résistante aux agents atmosphériques, à la chaleur, à la dessication, elle succombe en quelques heures, c’est le kyste qui, en réalité est sa forme de résistance. L’humidité permet sa conservation pendant au moins un mois quinze jours, ce qui concorde avec la notion de lorigine hydrique de la dysenterie amibienne, en bien des circonstances.
L’Amibe résiste peu aux antiseptiques, solution de Formol et de quinine, les kystes ne sont détruits que par des solutions de potasse et de soude à 20 %.
L’entamæba dysenteriæ à type tétragéna peut ainsi évoluer silencieusement et indéfiniment dans l'intestin humain. Pour Brumpt l’évolution del Amibe dysentérique se ferait suivant deux cycles : un nor-
mal ou non pathogène, l’autre anormal ou pathogène.
do RATS À
Les conditions qui déterminent ces deux cycles sont encore fort mal connues. Suivant le cycle normal, les Amibes toujours de petite taille ches les porteurs sains, se multiplient par scissiparité, soit dans des ulcérations, dont l'existence est exceptionnelle; soit plutôt dans les glandes intestinales ou à la surface de la muqueuse. Après un certain nombre de divisions ces Amibes se débarrassent de leurs inclusions alimentaires et deviennent des formes prékystiques. Le noyau relativement grand, se divise en deux noyaux fils et chacun de ceux-ci en deux autres. On observe alors le kyste typique à quatre noyaux. Les kystes mûrs ingérés par un individu indemne mettent probablement en liberté au contact du suc pancréatique l'Amibe à quatre noyaux qu'ils renferment. L'évolution ultérieure est inconnue.
Suivant le cycle anormal, sous l'influence de maladies intercurrentes, d'associations parasitaires, ou par suite de modifications de l’état intestinal ou de l’état général du porteur sain, les Amibes étudiées ci-dessus semblent susceptibles de présenter certains tropismes défavorables à leur hôte; elles grandissent et deviennent très actives et hémathophages. Cette transformation exceptionnelle chez l’homme est la règle chez le chat quand celui-ci est infesté par l’ingestion de kystes mûrs. Les Amibes hémathophages se multiplient activement par scissiparité et sont rapidement éliminées dans le milieu extérieur avec les glaires provenant de lirritation intestinale qu’elles
provoquent. Si le malade est traité ou si son état in-