‹ L'amiral; comédie en trois actes, en versChapitre 33 sur 77 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Mais qui saura toujours, j'ai foi dans ses principes, Respecter mon logis, ma fille... et mes tulipes !

JACQUEMINE, lui donnant une pipe qu'elle vient de bourrer.

Oui, oui, vos belles fleurs n'ont plus à craindre rien.

VAN DER TROP, prenant la pipe.

Merci, fillette I

A Jacquemine qui lui approcha le brasero.

Hé I hé ! comme on me soigne bien !

JACQUEMINE, Tobservant.

Voici le bon moment...

Elle se dirige vers la fenêtre du fond en évitant de faire dabrnit. VAN DER TROP, s'endorraant peu à peu.

Ah ! que c'est douce chose De se sentir tranquille et de voir tout en rose...

JACQUEMINE, arrive à la fenêtre du fond à droite.

M'y voici 1 Maintenant, ce rideau de ce côté...

VAN DER TROP, s'endormant et rêvant tout haut.

Marins... ce nom-là vient de l'antiquité... A Carthage, jadis...

JACQUEMINE, ayant fermé à moitié le rideau.

C'est fait, et non sans peine 1 11 n'a rien entendu.

Redescendant en scène.

Papa...

VAN DER TROP, endormi.

Mon capitaine?...

JACQUEMINE

Endormi ! Maladroite I... Au sortir d'un repas Il en a pour une heure au moins ! En pareil cas

Qu'on vienne à l'éveiller, il est d'une colère! Et Krélis va venir ! .

YAN DER TROP, rêvant tout haut.

Un hussard I

JACQUEMINE

Comment faire ?

Le signal est donné. Si je pouvais d'ici...

Elle va à la fenêtre.

VAN DER TROP, fredonnant.

« Versez, amis, versez!... »

JACQUEMINE

On frappe ! Le voici !

Elle va ouvrir au fond.

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