‹ L'amiral; comédie en trois actes, en versChapitre 43 sur 77 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

MADAME YAN DER BEEK, suffoquée.

La vieille I moi ! la vieille I

A Krélis.

On insulte ta mère!

Viens, Krélis, viens, mon fils... C'est trop me contenir! Quittons cette maison pour n'y plus revenir!

JACQUEMINE, à Krélis.

Hélas ! mon cher Krélis !

KRÉLIS.

Hélas! ma Jacquemine!

MADAME VAN DER BEEK, entraînant son fils.

Veux-tu venir, coquin!

VAN DER TROP, retenant sa fille.

Veux-tu rester, coquine!

LE CAPITAINE, riant.

Voilà ce que j'appelle un affable entretien !

MADAME VAN DER BEEK, à Van der Trop.

Adieu, monsieur!

VAN DBR TROP.

Adieu, madame!

Et sachez bien.

Que je n'oublierai pas votre indigne incartade !

VAN DER TROP

Ni moi votre douceur!

MADAME VAN DER BEEK, sortant avec Krélis. Vieil ours!

VAN DER TROP, la poursuivant.

Vieille... pintade!

Vieille... partie, enfin 1

Il revient en ecône.

Apaisez-vous, morbleu!

VAN DER TROP, très agité.

Moi, m'apaiser ! J'étouffe et vais monter un peu

Dans ma chambre, là-haut, prendre l'air et me mettre .

La tôte à l'eau... Mon cher, voulez-vous me permettre?

LE CAPITAINE

Allez, mon bon, allez!

VAN DER TROP, à Jacquemine.

Viens avec moi...

Revenant et menaçant la porte du poing.

Non! non!

Vous n'y remettrez plus les pieds dans ma maison 1 Chère dame ! Et la mer de Harlem sera vide Avant qu'à pardonner ma fierté se décide! Viens, Jacquemine...

Il sort vivement à gauche.

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