ACTE TROISIÈME
TAN DER TROP
Qu'est devenu l'autre? ,
LE CAPITAINE
Il s'est envolé !
MADAME VAN DER BEEK
Envolé I vous riez I
VAN DER TROP
Quelle plaisanterie I Envolé!
LE CAPITAINE
Voulez- VOUS m'écouter, je vous prie?
Il est vrai qu'un oignon sur deux manque à 1,'appel, N'en parions plus, morbleu!... Le point essentiel Sur le dernier qui reste est de pouvoir. s'entendre!
VAN DER TROP, vivement.
Quoi ! n'est-il pas pour moi ?
MADAME VAN DER BEEK, de m6me.
J'ai le droit de prétendre...
LE CAPITAINE
Eh ! bagasse ! un moment ! Et laissez-moi d'abord Vous donner les moyens de vous mettre d'accord ! Pour moi j'en connais trois!
MADAME VAN DER BEEK, VAN DER TROP
Trois 1
LE CAPITAINE
Primo, le partage !
MADAME VAN DER BEEK, VAN DER TROP
Le partage?
LE CAPITAINE
Faut-il m'expliquer d'avantage ?
Tirant son sabre.
Je tranche en deux l'oignon d'un coup de mon bancal...
Il fait le geste.
VAN DER TROP, suppliant.
Marins! le moyen est par trop radical!
Découper Y Amiral!... Mais ce serait un crime 1
Noblement, montrant Van der Trop.
Donnez-le lui plutôt, tout entier!
LE CAPITAINE, le sabre en l'air..
Cri sublime !
0 Salomon ! sois fier dans ton éternité ! Ton antique moyen ne s'est pas éventé!
Aux deux vieux.
Or, nous ne coupons point?
VAN DER TROP
Voyez la belle aubaine J Une moitié d'oignon !
LE CAPITAINE, remettant son sabre au fourreau.
11 suffit, je rengaine !
Et le primo manquant, je passe au secundo! Mariez vos enfants...
MADAME VAN DER BEEK, VAN DER TROP
Hein!
LE CAPITAINE
Puis comme cadeau Donnez-leur V Amiral, avec la charge expresse De l'entourer toujours d'une cxtrt^nio tendresse.