‹ L'amiral; comédie en trois actes, en versChapitre 7 sur 77 · VAN DER TROP, JACQUEMINE, ANNETTE · texte numérisé non relu

VAN DER TROP, JACQUEMINE, ANNETTE

Pendant tonte cette scène, coups de canon au lointain.

ANNETTE, entrant par la droite, effrayée.

Ah I monsieur !

JACQUEMINE, entrant parla gauche, de même.

Âh! papal

VAN DER TROP, à, Jacquemine.

Ma fille!

JACQUEMINE

Ce sont eux, N'est-ce pas? les Français?

VAN DER TROP

Oui, les Français, des gueux Qui viennent envahir nos campagnes, nos villes. Où depuis si longtemps nous vivions si tranquilles! Et nous appliqueront à tous, un beau matin, Le nouveau procédé de monsieur Guillotin !

JACQUEMINE

Ciel!

VAN DER TROP

Des tyrans qui vont, brisant tout sous leurs bottes, Et qu'ils en aient ou non, sont nommés sans-culottes !

ANNETTE

Ah! monsieur ! sans... ah ! ah !

Elle éclate de rire.

VAN DER TROP

Riez ! vous rirez mieux Quand ils apparaîtront, terribles, à vos yeux, Pour voler vos bijoux, vos nippes, vos toilettes, Et vous tordre le cou, coquine que vous êtes! Quand ils viendront enfin...

ANNETTE

Eh ! parbleu ! laissez-les Venir d'abord, monsieur, et nous verrons après !

VAN DER TROP, fiiritiux, la menaçant.

Ahl pendardel...

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