VAN DER TROP, JACQUEMINE, ANNETTE
Pendant tonte cette scène, coups de canon au lointain.
ANNETTE, entrant par la droite, effrayée.
Ah I monsieur !
JACQUEMINE, entrant parla gauche, de même.
Âh! papal
VAN DER TROP, à, Jacquemine.
Ma fille!
JACQUEMINE
Ce sont eux, N'est-ce pas? les Français?
VAN DER TROP
Oui, les Français, des gueux Qui viennent envahir nos campagnes, nos villes. Où depuis si longtemps nous vivions si tranquilles! Et nous appliqueront à tous, un beau matin, Le nouveau procédé de monsieur Guillotin !
JACQUEMINE
Ciel!
VAN DER TROP
Des tyrans qui vont, brisant tout sous leurs bottes, Et qu'ils en aient ou non, sont nommés sans-culottes !
ANNETTE
Ah! monsieur ! sans... ah ! ah !
Elle éclate de rire.
VAN DER TROP
Riez ! vous rirez mieux Quand ils apparaîtront, terribles, à vos yeux, Pour voler vos bijoux, vos nippes, vos toilettes, Et vous tordre le cou, coquine que vous êtes! Quand ils viendront enfin...
ANNETTE
Eh ! parbleu ! laissez-les Venir d'abord, monsieur, et nous verrons après !
VAN DER TROP, fiiritiux, la menaçant.
Ahl pendardel...