Ibid., p
«3. Raanié : Chansonnier hiêtorique du XVIII^ êièeîe^X. X, p. 245.
de rassemblée, Galonné, bientôt tombé en disgrâce, dut céder la place à Brienne, son plus redoutable adversaire*. Mais l'archevêque de Toulouse « n'en fut pas moins obligé, une fois ministre, d'adopter l'essentiel des plans de son prédécesseur* >, indisposant ainsi ceux-là mêmes qui venaient de lui frayer l'accès du pouvoir.
Les notables se séparèrent le 25 mai, sans avoir proposé aucun impôt et après avoir simplement déclaré qu'ils s'en remettaient sur ce point à la sagesse du Roi. Dépourvus de tout mandat électif et selon une formule attribuée au Roi lui-même, assemblés non « pour adopter ou refuser, mais pour prononcer' », les notables, alors qu'une réunion des états généraux paraissait désormais imminente, pouvaient-ils, devaient-ils, sur la primordiale question des impôts, assumer une responsabilité qu'ils n'avaient nulle qualité pour encourir? Nous ne le pensons point. .
La première assemblée des notables ne disparut pas, d'ailleurs, sans laisser d'utiles témoignages de son bon vouloir, car elle arrêta, entre autres, les résolutions suivantes que le Roi adopta, mais que le parlement ne voulut point toutes enregistrer : la suppression de la corvée ; le principe de la libre exportation des grains, l'impôt territorial et celui du timbre ; le reculement des douanes aux frontières; l'établissement d'un conseil des finances; enfin l'établissement d'assemblées provinciales pour la répartition égale des impôts.