‹ L'amiral d'EstaingChapitre 163 sur 252 · Lescure : Correspondance teerète, t. II, lettre XVII · texte numérisé non relu

Lescure : Correspondance teerète, t. II, lettre XVII

3. Baron de Girardot : Essai sur Us assemblées propinciaUs^ p. 332. Bourses, 1845.

et lorsque Necker, rappelé aux affaires, se préoccupait déjà des graves questions relatives à leur organisation ^ £n effet, il fut bientôt arrêté que les notables seraient de nouveau assemblés pour régler de quelle manière seraient composés les états généraux.

La seconde assemblée des notables ouvrit ses séances à Versailles le 6 novembre 1788. D'Estaing, cette fois encore, faisait partie du bureau du Prince de Condé. Tous les bureaux, à l'exception de celui que présidait Monsieur *, émirent l'opinion qu'il devait être attribué le même nombre de députés à tous les bailliages et sénéchaussées, quelle qu'en fût la population ou l'étendue. Le doublement du tiers fut repoussé par cent douze voix contre trente-trois. Mais, tout en marquant ainsi son désir de conserver, dans l'organisation des prochains états généraux, la forme même des états de 1614, tout en afûrmant par suite la supériorité des deux premiers ordres, l'assemblée indiquait « l'égale répartition des charges publiques comme un des points de la future constitution de la monarchie' >, faisant ainsi le généreux abandon des privilèges pécuniaires dont jouissaient le clergé et la noblesse. Necker cependant sut amener Louis XVI à se prononcer en faveur de la double représentation du tiers.

Le Roi présida le 12 décembre la séance de clôture de l'assemblée, et, après avoir remercié les notables de leur zèle et de leur application, ajouta : c Je pèserai

Page 1