‹ L'amiral d'EstaingChapitre 9 sur 252 · Archiyes de la Marine, C · texte numérisé non relu

Archiyes de la Marine, C

l'amiral d'bstaing

dant, resta divisée en deux grands groupements de peuples armés* ». Des camps furent alors créés en France, pour y concentrer les troupes et pour développer en elles cet esprit de travail et de discipline auquel la Prusse, notre alliée, devait ses récents succès. Pourtant à la plupart des officiers la bravoure semblait devoir suffire. Tant il est vrai que si aisée, si naturelle à notre race, la bravoure, dans les temps heureux, lui apparaît volontiers seul artisan de toutes nos gloires, ne laissant au studieux labeur de place en nos pensées, que, comme la joie le cède au recueillement, dans les heures de détresse et de deuil.

Bravant en quelque sorte le ridicule, d'Estaing fut im des premiers colonels qui ont osé faire en Franco ce que faisait Frédéric en personne. Il s'appliqua ù remplir parfois lui-même les fonctions, dont le soin était alors laissé au major, et il y réussit sans froisser ses subordonnés, sans avoir besoin de demander la retraite d'aucun vieil officier, sans voir la désertion éclaircir les rangs des soldats, si bien que, au bout de trois années, le régiment de Rouergue était cité « comme im modèle de l'infanterie* ».

Jaloux de s'instruire également dans l'art des négociations, d'Estaing suivit à Londres le duc de Mirepoix^, ambassadeur en Angleterre, mais les différends

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