‹ L'Ammoniaque UrinaireChapitre 21 sur 23 · LL M · texte numérisé non relu

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Hallervorden avait également remarqué chez un sujet auquel il avait administré 5,63 gr. d'HCI que la moitié environ ?, 76 s'était combinée à 1,286 d'AzH-

Je ne sais pas dans quel circonstances se trouvaient les sujets de ces auteurs, lors de leurs expériences, mais je rappelerai que j'ai, dans deux Cas cités plus haut, ainsi que différents auteurs retrouvé dans les urines la quantité d’AzH* nécessaire pour saturer l’HCI ingéré et celle correspondante au AzH' CI employé. Ce qui me paraît très admissible en considérant quelques propriétés particulière au AzH"CI. On sait en effet par les recherches de Decharme que les solutions de ce sel ont une hauteur et une vitesse capillaires plus grandes que celle de l’eau, c'est-à-dire plus grande que celle de n’importe quel sel.

Cet expérimentateur, nous à appris encore, que les solutions salines cheminaient plus vite dans les espaces capillaires que les acides minéraux ou organiques.

Si les auteurs avaient tenu compte de toutes ces données physico-chimiques, il est probable que les résultats de leurs recherches eussent été autres, ou du moins qu'ils en auraient mieux saisi toute la signification. Ilsemble en effet qu'il n’y a point besoin de faire intervenir la décomposition de l’urée par les acides ou la dnfinution du pouvoir d'oxydation du sang par ces mêmes acides, ni de mécanisme compensateur, ni de défense de l'organisme, pour expliquer les variations de PAZH' urinaire ; tout au plus peut-on dire simplement, que les choses se passent comme si ce mécanisme compensateur existait.

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Si nous considérons mainténant l'augmentation de l'excrétion de l’AzH* dans les maladies, il semble encore qu'il n’y à nul besoin de faire appel à la conception de « l’AzH” indicateur ou neutralisateur des acides ». Si l’on se reporte aux divers modes de production de l'AzH dans l'organisme que. j'ai indiqués plus haut, il est à remarquer que lors de l'hydratation des acides amidés produits dès le début de la désassimilation ; il se forme de l’AzH*et un acide, avec la leucine nous avons eu :

COH COH | + HO — AzH° + | C°H'—AzH? | C‘H'OH

Il en est de même avec tous les acides amidés qui se forment dans la première phase de la métamorphose regressive. Ainsi Minkowski a retrouvé dans l’urine des oies auquelles il avait extirpé le foie, de l’acide sarcolactique en même temps que de l’AzH° formés sans doute par hydratation de l’alanine ainsi que je l’ai indiqué.

Rumpf rapporte que l’on a trouvé une augmentation d'acide l’actique et d'AzH° dans quelques cas d’atrophie jaune aiguë du foie. De même encore, on trouve dans l'urine des diabétiques à la fois de l'acide oxybutyrique ef de l'AzH° produits simultanément lors de la destruction par hydrolyse de l'acide amidobutyrique, comme on l’a déjà vu.

Ceci explique pourquoi Schroder n'avait pu chez un diabétique, qui éliminait par jour 5,96 gr. d’AzH diminuer, cette quantité par l'administration successive de 35 gr. et de 42 gr. de bicarbonate de soude; ilny

a De

a pas besoin d’invoquer un trouble de la circulation, un passage trop rapide du sang à travers le foie.

Dans les autres maladies où l'on trouve une augmentation de l'HzA* urinaire, les expérimentateurs n'ont pas retrouvé d'acides dans les urines, il est probable que des acides y seront signalés un jour ou l’autre. H suffit donc dans ces circonstances d'admettre que : par un trouble quelconque dans lechimisme de l'échange de matières, celui-ci s'arrête, du moins en partie après l’hydratation des acides amidés : la production des acides étant simultanée de celle de l'AzH® et non antérieure. L'augmentation de l’AzH* urinaire sera ici, si l’on veut, un indice de la présence d'acides, mais pas dans le sens admis par Hallervorden. À

Si l’on cherche maintenant pourquoi, dans certains cas de maladies du foie, l’AzH”, dont la transformation en urée doit être diminuée, n'apparaît pas en plus grande quantité dans les urines, il sera facile d'en concevoir la raison en examinant ce qui se passe chez le chien opéré de la fistule d’'Eck, et nourri avec de la viande. Ce chien reste normal un certain temps, il recoit une nourriture riche en Az ; les glandes digestives agissent, l’'AzH° formée passe dans le système porte, où arrivent également les produits de la digestion venant de l'intestin. Tous passent dans la circulation générale sans traverser le foie, les acides amidés sont transformés dans l'organisme, par hydratation ou par oxydation, et donnent de l’AzH”°. Ainsi, tout le corps est noyé d’AzZH*, une partie esf éliminée par les reins, une autre ramenée au foie par l'artère hépatique, y est changée en urée, une autre

robes

s’assemble dans le système nerveux central,etc... Pendant

ce temps ni dans l’urine, ni dans le sang, il n’y a un excès

.d'AZE ; cependant le chien n’est pas à l’état normal, il

présente des symptômes d’empoisonnement; puis enfin

V’'AzH* apparait augmentée dans le sang et ensuite dans les urines. S'il y à guérison, l’AzH* passe peu à peu dans

le foie, par l'artère hépatique et est transformée en urée,

l'organisme est ainsi délivré de l’excès d’AzH®. Si la mort

est proche, l’urine contient encore plus d'AzH"; et après

l'issue fatale celle que l’on trouve dans la vessie est très

riche en AzH°. Ainsi chez un cirrhotique ou chez un

malade atteint de carcinome hépatique, (comme la

rapporté Richter) l’AzH”°accumulée dans l’économie ne

peut apparaître qu’à la période ultime; ou présenter des

variations importantes suivant le régime du sujet. Etant

donné le grand pouvoir de diffusibilité du chlorure et du

carbonate d'AzH", ces sels peuvent être augmentés et

retenus dans le sang, alors que l’urine n’accuse que de faibles variations. Cependant, le chlorure et le carbonate d'AzH‘ sont assez toxiques, surtout le dernier; c’est

pourquoi Rumpf et Kleine ont pensé que l’AzH* pouvait,

dans le sang, entrer en combinaison avec l’albumine et

donner ainsi un albuminate d’AzH* moins toxique :

Naalb + CO AzH‘ H° = AzH° alb + CO: H:Na Na alb + AzH: Cl — A7ZH' alb-+ Nacl

Nous connaissons déjà une combinaison de l’'AzH" avec la caseine (eucasine). Ce produit est partiellement soluble dans l’eau, et l’'AzH* y est assez fortement fixée pour n'être pas chassée par un courant d'hydrogène à la

{température < au corps. 1 Les auteurs ci-dessu:

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