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H As — CE CA O=2Az H°+ H°CAzH?+CO*:
Il faut toutefois remarquer ici que Schiffer employa comme réactif de la méthylamine l’inositrile réaction de Hoffmann, or M. A. Gautier, a montré que les carbyla-: mines dé la série grasse ne prennent pas naissance dans la réaction de Hoffmann (amine, chloroforme et potasse alcoolique). Il est vrai que Schifier faisait bouillir l’urine avec de la potasse, et il est possible que dans ces conditions lesmatièresextractives pouvaient donner des amines
à ES
aromatiques, qui étaient entraînées par la vapeur. Dessaignes également avait fortementconcentré les urines avant d'en extraire son AzZH! Cl impur.
C’est pourquoi j'ai opéré de la façon suivante : 2 litres d'urine furent distillés lentement dans l’appareïl de Boussingault et les produits de la distillation recueillis dans de l'acide chlorhydrique étendu. Celui-ci fut ensuite évaporé d’abord au bain-marie en grande partie, puis dans le vide. J'ai ainsi obtenu environ 4,450 gr. d’'AzH" ÆT; ce sel présentait à peine une légère odeur, il fut lavé avec de l’alcool 97, ce dernier fut évaporé dans le vide, il laissa un très léger résidu qui fut redissout dans l’eau. Cette solution donna avec le réactif de Dragendorff ‘icdure de potassium et de bismuth) un très léger précipité rouge sombre, dans lequel j'ai pu distinguer au microscope quelques cristaux rouge carmin.
Kraut a montré que les amines de l'alcool méthylique «donnaient avec ce réactif des composés rouges, amorphes -pour les diméthyl et triméthylamines et cristallisés pour la monométhylamine.— Je n'avais pour but ici que de reconnaître, si les méthylamines peuvent exister dans l'urine, aussi, je n’ai pas cherché à les séparer; cepen- -dant le précipité que j'ai obtenu et qui me démontrait leur présence, était en si petite quantité par rapport à la quantité d'urine employée, qu’il me parait inutile d'en tenir compte pour le dosage de l’'ammoniaque urinaire, -par le procédé décrit plus haut; d'autant plus, que je n’ai jamais pu obtenir de réaction positive en traitant dans les mêmes conditions 50 cc. d'urine, quantité, que j'ai
employée habituellement pour mes dosages.
Nr RU
Autres méthodes de dosage de l’ammoniaque uri-
naire.— Un an après les recherches de Boussingault,
Schlæsing publiait sa méthode de dosage de l’ammo-
niaqueà froid. Neubauer l’employa pour le dosage de:
l’'ammoniaque dans les urines.— Voici en quoi elle con-
siste avec les diverses modifications des auteurs: « On:
place dans une capsule un peu large 20 cc. d’urinefiltrée, (et privée s’il le faut d’albumine parcoagulation), cette capsule est elle-même posée sur un triangle, qui repose sur un vase de verre, plus large encore, où l’on a versé 10 cc. d'acide sulfurique décinormal. La capsule à urine et le vase à acide sont eux-mêmes soutenus par un support en verre dans un large cristallisoir rempli au quart de mercure. Le tout est placé sous une large cloche de cristal à grosse tubulure. supérieure qui porte un bon bouchon de caoutchouc à deux trous par lesquels passent : 1° un tube coudé à robinet R, 2° un tube vertical relié à un entonnoir par un tube de caoutchouc que peut obturer une pinceP, On ferme cette pince, on verse dans l’entonnoir 25 cc. d’un lait de chaux clair, on aspire par le tube latéral R. de façon à soulever dans la cloche 8, 4 cc. de mercure, et l'on ouvre peu à peu la pince P, qui permet à la majeure partie du lait de chaux de s’écouler dans la capsule à urine placée immédiatement au-dessous dans la cloche. L’ammoniaque des sels ammoniacaux ainsi mise en liberté se dégage lentement et va saturer l'acide sulfurique du vase placé au-dessous. Au bout de 4 jours on retitre cet acide...» A. Gautier, chim,
biol.
lo
Cette méthode employée par la majorité des expérimentateurs est fort simple, mais assez longue; elle exige quelquefois 5-8 jours. De plus telle qu’elle est exposée ci-dessus, elle comporte au moins une cause d'erreur, en effet une partie de AzH* peut être aspirée en même temps que l'air sans être retenue par l'acide (Schlæsing se servait d’une cloche extérieure, rodée sur une plaque dé verre et il n’aspirait pas l'air intérieur), Dans ce cas il convient d’acidifier l’urine faiblement. — Si on introduit dans la cloche un papier humide de curcuma pour s'assurer de l’absorption totale de l’'AzH*, on peut encore en même temps laisser s'échapper un peu de ce gaz. Dans ce procédé l’urée n’est pas décomposée, les matières extractives peuvent être enlevées au préalable par le sous-acétate de plomb, mais les amines (mono-di-triméthylamines) si elles existent, peuvent être mises en liberté par la chaux. :
Schmiedeberg dose ainsi l’ammoniaque urinaire : 200 cc. d’urine sont mélangés avec un excès de chlorure de platine, étendus avec 5-6 fois ce volume d’éther et d'alcool, puis laissés en repos 24 heures. — Le précipité séparé par filtration est séché puis réduit par Zn-+HClI; le tout est jeté sur un filtre. La liqueur filtrée est distillée avec un excès de magnésie, on recueille l’ammoniaque dans une quantité déterminée d'acide sulfurique titré, on reduit la totalité du liquide à un moindre volume dans. un ballon, on retitre ensuite l’acide.
Sidy et Woodmann et plus récemment Latschenberger ont employé la méthode colorimétrique. Les premiers décoloraient l’urine en l’étendant d’eau, le
dernier emploie son procédé décrit plus haut. — Cette méthode rapide peut donner des résultats assez satisfaisants, du moins en clinique. Il serait commode d’employer comme échelle colorimétrique, servant de terme de comparaison, une série de bandes de papier reproduisant les teintes fournies par le réactif de Nessler, dans une eau contenant des quantités déterminées d’ammoniaque. — Toutefois il faut se souvenir, que l'appréciation des teintes est personnelle à chaque observateur, de plus la nuance obtenue dans l’éprouvette contenant la liqueur à analyser, dépend jusqu’à un certain point du mode et de l'intensité de l’éclairage du laboratoire. Il convient donc de se placer toujours dans les mêmes conditions. Pour ces diverses raisons je n'ai pas employé cette méthode, sur laquelle on trouvera de plus amples renseignements en consultant le mémoire de Latschenberger.
Enfin le procédé de dosage qui consiste à traiter l’urine, préalablement précipitée par le sous-acétate de plomb : 1° par l’hypobromite de soude pour connaître l'azote uréique et ammoniacal, 2° à répéter ce dosage après avoir fait bouillir l'urine déféquée avec un lait de magnésie; et ensuite à évaluer l’ammoniaque par différence. Ce procédé doit être rejeté, une partie de Jurée étant décomposée dans ces conditions.
On pourrait, il est vrai remplacer la seconde partie de cette méthode, par la précipitation au moyen de l’acide phosphotungstique de l'azote extractif et ammoniacal] : mais étant donné les difficultés que l’on éprouve avec l'emploi de l'acide phosphotungstique je ne crois pas que ce procédé serait bien avantageux.
Boussingault donne les chiffres suivants pour la quantité d'AzH*' contenue dans 1000 ce. d'urine. Mais fl ne dosait l’AzH* que dans de petites quantités d'urine
fraiche, généralement celle du matin, puis rapportait au
litre les nombres trouvés :
Enfant de 8 mois 0.34 — 8 ans 0.28 Homme adulte .(moyennede3dosages)1.27 Femme diabétique 1.35 Homme 17 ans (scar-
latine) 1.66 Vache (moyenne de 3
dosages) 0.083 Cheval (moyenne de
3 dosages) 0.013 Lapin (moyenne de 3
dosages) 0.060
gr.
d’Az H:
Az H 100 Az
Neubauer employant la méthode de Schlæsing trouva