I. Correspondance secrète, passim
tableaux de mœurs j ripons, les fantaisies erotiques qui semblent . dans un Orient baroque, donner le carnaval des Mille et une Nuits à l'ennui d'un sultan du Parc-aux-Cerfs. Puis, c'est autour de la femme une poésie qui la courtise^ qui la lutine ; ce sont de petits vers qui sonnent à son oreille comme un baiser de la muse de Dorât sur une joue d'opéra. C'est Philis.
toujours Philis qu'on attaque, qui combat, qui se défend mal... des regards, des ardeurs, des douceurs !
V J'inspire là-dessus en me jouant^ i; dit l'Apollon de Marivaux. Poésie de fadeur qui embaume et qui entête! Rondeaux de Alarot retouchés
par Boucher, idylles de Deshouhères ranimées par Gentil-Bernard, poèmes où les rimes s'accouplent avec un ruban rose, et où la pensée n'est plus qu'un roucoulement! Il semble que les lettres du xviii^ siècle, agenouillées devant la femme, lui tendent ces tourterelles dans une corbeille de Jieurs dont les bouquetières offraient l'hommage aux Reines de France ' .
La femme se met-elle au clavecin ?
chante-t-elle? Elle chante cette poésie : elle chante : De ses traits le Dieu de Cythère. ,.ou: Par un baiser sur les lèvres d'Iris. .. ou : Non, non,