SCÈNE VI
GABRIELLE, flIdMA
GABRIELLE, SCulc.
Ne plus le voir!... Ah! je Ten défie bien! Je ne
voisins que lui au monde ! Mon Dieu, ai-je été
sotte!... Quel heureux petit ménage nous ferions depuis longtemps!... Mais, ce jour-là, l'imagination de Madame n'était pas surchauffée au degré voulu.
EMMA^ vivement, très curieuse.
J'accours...
GABRIELLE
Tu sais?...
EVMA
En bavardant avec tante Agnès, j'avais i*œil sur la fenêtre; j'ai vu Charles traverser la cour et s'en aller, fier comme Artaban.
II en a le droit. Cest un grand cœur I... Il y a longtemps que je l'aime!... A présent, je n'ai plus aucun motif pour me le cacher à moi-même. Ah! que je suis fière et en même temps désolée...
EMMA
Fière, cela va de soi ! Désolée ?
GABRIELLE
Dès ses premières paroles» j'ai compris quel homme c'était...
EMMA
Et tu t'es jetée à sa tête...
GABRIELLE
Ce n'était pas le cas de faire la réservée!... Si tu Tavais entendu...
EMMA
Je Tentends d'ici!... Le voilà sauvé!... Quel bonheur!...
GABRIELLE
Hélas ! Quelle tristesse ! . . . II ne veut pas !
EMMA
T'épouser . . . Pourquoi ?
GABRIELLE
^ Je suis riche, et lui pauvre I
Très beau!... Cela ne m'étonne pas de sa part..^