PRÉFACE
}uand on a vingt ans, on ccrit, sans savoir écrire, des pages amoureuses destinées à ne vivre qu'un jour. Vingt ans après, si m recueille çà et là ces romans de la jeunesse, où Von voulait mcher son cœur sous son esprit, on reconnaît que le masque u vaut pas mieux que la figure.
Avant de fuir, pour des travaux plus sévères, le cher et verdoyant pays de Vimagination, on a pensé que ces pages, sans doute déjà oubliées, méritaient un souvenir, non pour le talent de V écrivain, mais pour un air de jeunesse qui s y trahit.
Quand avril a vu tomber sa couronne de primevères, quand le soleil plus radieux a flétri les panaches odorants du verger, quand le sainfoin s'incline sous les fleurs rouges, le faucheur s'attarde avec amour dans le bois qui chante encore les chansons des jours finis. Il est retenu par la fraîche odeur des ramées, par Vâme de la violette, de la bruyère et de Véglaniine, vague parfur/i du rivage idéai : un sentiment rneffalfk