DÉSIRÉ, CHAMPIGNOL
CUAMPIGNOL.
Qu’en dites-vous, jeune homme ! une femme délicieuse!., une fortune immense.
désiré.
Doucement!., jusqu’à présent, je me suis laissé conduire en laisse , comme un jeune épagneul... mais je n'irai pas chez un notaire royal, signer Avec paraphe que j’ai des manoirs, des
S uércts , des génisses, des étangs, des carpes et es lapins... nix!
champignoi, , impatienté.
Est-ce que je voudrais pousser les choses jusque-là?., mais, rappelez-vous donc ce que je vous ai dit.
* Darré, Ch»ajpi|nal, M»* Dub.wal A»g*l^u«. i
Quoi !..
CUAMPIGNOL.
Le moment est venu ! je vais vous ruiner !..
désiré.
Ah oui!., oui... je me rappelle... vous fournissez aussi l’infortune... vous vous chargez de l'incendie... vous entreprenez le désastre... Voyous, composons un joli désastre...
CUAMPIGNOL.
I.aissez-moi faire... tout est prévu... dans un instant, vous n’aurez plus rien, et la demoiselle vous épousera nonobstant... (Montrant le dédit) Ou elle paiera 20,000 francs de dédit...
J’aurai 20,000 francs?
CUAMPIGNOL.
C’est-à-dire deux mille.. .je garderai les dix-huit autres pour me consoler du mépris que l’on aura fait de vous.
désiré.
Vous aurez donc bien du chagrin?
CUAMPIGNOL.
Atlenlion... Pour annoncer votre fmalheur , vous n’avez que trois mots à dire : * Ah ! grand Dieu ! » et je me charge du reste.
DÉSIRÉ , froidement.
Ah ! grand Dieu !.. Voilà tout.
CUAMPIGNOL.
Oui... Mais vous dites ça comme si vous veniez de perdre une bouteille de bière aux dominos!.. 11 faut l'accent du désespoir : Ah ! grand Dieu!
DÉSIRÉ, a haute vols.
Ah! grand Dieu!.. Ah! grand Dieu!..
CUAMPIGNOL.
Chut ! Assez !..