SCENE QUATRIÈME II
LEGALOUX.
Vous êtes bien honnête. .. mais quinze écus...
PIGEON NIER
Allons, mettons dix-huit.. .
11 va son lnireau.
LEGALOUX *.
Dix-huit écus! un homme qui monte son sac! Guerdins de corbeaux !
PIGEONNIER, lui présentant un papier.
Tiens, signe !
LEGALOUX.
Voilà !... Et les arrhes?... C'est trois francs.
PIGEONNIER
Je les garde pour l'acte et mes honoraires.
Mais, d'usage, ce n'est que deux francs, vot' papier.
PIGEONNIER
Le matin ; mais à la lumière c'est plus cher !
LEGALOUX.
Mais puisque vous n'avez pas allumé?
PIGEONNIER
Est-il bête, puisqu'il fait encore jour !
L E G A LO UX9 convaincu .
Ah ! c'est juste ! n signe.
PIGEONNIER, à part, prenant le papier.
J'ai stipulé un dédit de quarante écus... (Haut, et se levant.) Tu
t'appelles... (Essayant de déchiffrer la signature.) Lega... Lega... LEGALOUX.
Legaloux...
PIGEONNIER
Ah ! je n'aime pas ce nom-là !.. Eniin... ùte tes sabots et ne fais pas de bruit... ma femme est indisposée...
LEGALOUX, ôtant ses sabots.
Ah ! Quoi qu'elle a7
PIGEONNIER
C'est une érosion du tibia... Tu comprends...
LEGALOUX.
Oui, oui, oui... je sais ce que c'est... C'est la bile!
Je monte la retrouver... Prends ce balai et balaie l'étude... sans faire de poussière.
LE G A LO IX, prenant le balai au fond.
Oui, not' maître.
Pigeonnier, Legaloux.
PIGEONNIER, delà porte.
Sans faire de poussière!
Il sort p.:r la .'anche.