‹ L'amour et son train comedie en un acte, en vers (volume 2)Chapitre 123 sur 128 · AG1Æ V, SCENE IV · texte numérisé non relu

AG1Æ V, SCENE IV

Qu’en dit-elle ?

AUBERTIN

Vous n’avez jamais vu un désespoir pareil... la pauvre dame avait assez de chagrin sans celui-là, monsieur.

■ORANDAL.

Oh! mon Dieu! elle peut racheter Grantier si cela lui fait plaisir .

acbbriin. '

Vous savez bien, .colonel, qu’elle ne possède rien.

MORANDAL lui donnant la déclaration de Jacinthe.

Allons doncl lisez.

AUBERTIN

Un trésor caché ici I

MORANDAL.

El trouvé ici!

AUBBRTIN.

Serait-il possible î

MORANDAL.

Tenez... (Jl lui montre les cent mille francs.) Il y avait deux cent mille francs. Comme propriétaire, nécessairement, je garde ma part. Voilà celle de M“® do Grantier. Emportez, docteur... et qu’elle rachète la maison si elle veut. J'en suis si dégoûté, que je la lui donnerais pour quatre-vingt mille francs, si elle marchandait.

AhI monsieur!

MORANDAL. {Il hii donne l’argent.)

Emportez 1 emportez ! joignez-y la déclaration de Jacinthe ; faisons les choses en règle.

AUBERTIN

Que ne peut-on réparer ainsi tous les malheurs que cette maison a vus éclore 1 Vous avez été bien sévère, monsieur, pour cette pauvre Thérèse.

MORANDAL.

Vous trouvez! parce que j’ai fait enlever son enfant de chez la nourrice, et qu’on l’a amené ici! Mais, docteur, M“' Morandal avait oublié une chose: c’est qu’elle est ma femme jusqu’à nouvel ordre, et qu’elle n’avait pas le droit de quitter ma mai- • son! Je n’ai qu’un moyen de le lui faire comprendre : je l’emploie.

AUBERTIN

Ab 1 monsieur, no vous irritez pas ; si la pauvre femme a

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commis une grande faute, l’eipiation est bien cruelle t... Voir sa mère sans abri, sans pain, aux prises avec cette immense douleur I... Soyez généreux, monsieur, comme autrefois... Pose TOUS en supplier I

MoiUNnAL, fort ému.

C’est bien, monsieur ; c’est bien.

ACBERTIN.

Et quand la malheureuse Thérèse va venir vous redemander son ei^ant . . par pitié I. . .

HORANBAL.

Je sais ce que j’ai à faire, docteur. . . Vous croyez qu’elle va venir ?. . .

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