SCÈNE XI
GADRIKL.
Hëlas! n’y [jourrez-vous surseoir Jusqu'à demain matin? Je me pourvois en grâce.
Si vous voulez, je tombe à vos genoux; j’embrasse....
D. INES. Elle pa&sc au milieu*
N’embrassez rien,
(■ABRIEL, (lescciid.-int A gmiclie.
Alors je me confie à Dieu.
Être fait à l’amour, c’est connailre le feu ;
Vite un autodafé !
D. CARME^, à part.
L’ingrat! quel ton frivole!
b. INES.
Seigneur, connaissez- vous la vengeance espagnole?
GABRIEL
Non. Apprencz-la-moi. J’implore une leçon De vous, douce ennemie!...
D. CARMEN, bas A D. Prpa.
Il l’aime.
D. FERA, bas à D. Carmen.
Et sans façon
Il ose le lui dire. Ils s’entendent peut-être...
D. INES^ qui a fermi à clef la porte du fond.
Vous êtes prisonnier... prisonnier, seigneur traître. Cette fenêtre est haute, et la porte d’en bas.
On la garde avec soin. Vous ne sortirez pas.
Madame Barbara, jusqu’aux dents s’est armée.
La vengeance espagnole, horrible, envenimée,
Vous presse. Nous voulons vous soumettre d’abord A la torture... et puis vous subirez... la mort!
Mieux eût valu tomber au.x mains du Saint-Offn e.
GABRIEL
Non, pardieu!
D. INES, à D. C:irmvn vl à D. IVpa.
Préparons en hâte le supplice.