‹ L'amour et son train comedie en un acte, en vers (volume 2)Chapitre 74 sur 128 · ACTE II, SCÈNE U. ki · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE U. ki

LA BARONNE

Colonel 1... bien! bien!... {J Thérèse) Madame la colonelle, recevez mon compliment. {Tous viennent féliciter Thérèse.)

. ACBBHTIN.

Voilà un grade bien gagné.

BBNIAIIIME.

Oh ! oui.

RAYMOND, à Thérèse.

Oh ! oui, n'est-ce pas, madame ?

THéRàsB.

Ce noble cœur ne sera jamais assez récompensé!

JACINTHE, h Ducroc.

Fait'On des colonels dans votre régiment , monsieur Ducroc ?

DUCROC.

Non, mais on en fait dans le régiment de Cabry. Pourquoi ne Test-il pas encore, ce petit Bayard ?

JACINTHE

Monsieur Ducro*', Cabry n’est encore que conscrit, mais, patience! il cultivera la graine d’épinards tout comme un autre... et je vous réponds, dans tous les cas , qu’il no désertera pas son régiment... — Empoche!

DUCROC.

Petite vipère I

JACINTHE

Vieux serpent ! {Elle sort. Ducroc sort après elle.)

RAYMOND

Morandal dit-il un mot pour moi?

LA BARONNE

Justement. {Lisant.) « Mille amitiés à Raymond , et dites-lui qu’il est bien coupable ou bien niais... »

RAYMOND

Niais !

LA BARONNE Continue à lire.

« De n’aVoir pas su , en quatorze mois , décider Benjamine à me donner un beau-frère... »

RAYMOND , tristement.

Ah ! ce n’est pas à moi qu’il faut reprocher cela. Si , au lieu d’aller deux mois à Fréjus, seule avec madame Morandal, mademoiselle Benjamine avait voulu...

benjamine.

Rester malade ici... égojsle!

RAYMOND

Non... mais m’emmener pour vous soigner. J’ai perdu deux

LE GBÀTEAÜ DE GRANTIER.

mois, pendant lesquels vous avez désappris de m'aimer... Oh ! qu’avez-vous été faire à Fréjus?

BBNJAMiNE, vivemeni.

Plaît-il?

RAYMOND

Pardon I...

THÉRÈSE, vivement.

Et la lettre est finie ?

LA BARONNE

Oh ! non pas I « Dites à ma chère petite femme que je l’aime tous les jours de plus en plus , et qu’au lieu d’un mari qu’elle a quitté à Grantier , c’est un amoureux bien affamé de bonheur, bien jaloux , qui lui reviendra. Je n'en demande pas autant à Thérèse ; hélas ! je sais bien que c’est impossible. Mais du moins qu’elle m’aime autant que sa famille, et plus que tout le reste... autrement j’en deviendrais fou... » Il n’y a pas de danger ! Qui donc mériterait mieux que lui d’être aimé ?

TnÉRÈSE, avec angoisse.

Benjamine 1 Benjamine !

LA BARONNE

Mon Dieu I qu’il me tarde de le voir ici , pour que sa sœur, sa femme, sa mère, lui apprennent ce que c’est que le bonheur! Nous lui devons tout, et, pour ne pas le rendre heureux, il faudrait que nous fussions des monstres I

THÉRÈSE , défaillante.

Benjamine, ton flacon !

LA BARONNE

Allons promener, mes enfants.

LEDOGTBCR, à Thérèse.

Restez, madame.

THÉRÈSE , au docteur.

Moi?

LA BARONNE

Eh bien I vient-on?

LE DOCTEDR , à la Baronne.

Madame Morandal craint la fraîcheur du soir... Elle est nerveuse aujourd’hui.

LA BARONNE

Pauvre petite ! (Au docteur, à part.) Voyez donc ce qu’elle a, docteur... Viens, Benjamine. (Benjamine regarde Thérèse.)

Val

thèrAse.

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