SCENE VU
JACINTHE , écoutant et cherchant auprès du nmr, DUCROC, passant sa tête par la porte entrebâillée.)
DUCROC.
Je suis sûr qu’elle est montée... je ne la vois pas. Ah ! avec ses maîtresses peu'-ôtre... {Il va près de la porte de Thérèse.)
JACINTHE
Trois coups au mur...
DüCROC, l'apercevant.
Elle ! derrière ce paravent ! que fait-elle là?..
JACINTHE, cherchant.
Quand je me creuserai la icto...
DUCROC.
Elle cherche I ■ . ■
L£ CHATEAU DE GRANTIER.
JACINTHE, apercevant Diicroc.
Ah ! vous m’avez (ail peur !
» DUCROC.
Que fais-tu là ? >
JACINTHE
Moi 1
DüCROC.
Tu sondes ce mur.
JACINTHE
- Par exemple I
DUCROC.
Je te dis que si.
Je vous assure que non ! '
DUCROC.
Tu étais en train de me trahir.
JACINTHE
Vous trahir !
DUCROC.
Oui f il faut que cela finisse.
JACINTHE
Je ne demande pas mieux I partez 1
DUCROC.
Toutes tes ruses, tous tes mystères n’ont abouti à rien ! ... Tu ne sais pas la cachette, sans quoi, depuis dix-huit mois, tu eusses déjà enlevé le trésor.
JACINTHE
Eh bien ! vous avez raison !
DUCROC.
Voyons, soyons francs.
JACINTHE
Ah ! bah i
DUCROC.
Je vais te donner l’exemple... J’ai la gérance du domaine tant que durera l’absence de monsieur Morandal.
Je le sais bien.., hélas t
DUCROC.
Sais-tu aussi la nouvelle que je viens d’apprendre au village ? ' jacinthe.
Nonl
DUCROC*
On dit que le général Bonaparte a quitté l’Égypte secrètement, et qu’il a débarqué à Toulon, avec un certain nombre d’officiers, pour se rendre à Paris en toute bâte et culbuter le directoire l
ÂCTJB 11, SCÈNE VU.
UaNTHB.
Monsieur Morandal en est peut-être I
DDCROC.
Qui sait?... une fois le colonel revenu, plus d’espoir ! Je suis forcé de partir... je suis ruiné... Ah! tu as bien joué. Jacinthe, mais je puis encore t’empêcherde gagner... Voyons, entendonsnous, dis-moi rite ce que tu sais, et fais tes conditions.
JACINTIU.
Mais puisque je ne sa& rien !
DCCROC.
Je lis daus tes yeux que tu viens de découvrir quelque chose.
JACINTHE, à part.
Mais il me gêne horriblement ici.