‹ L'amourChapitre 17 sur 40 · PE LA FEMME · texte numérisé non relu

PE LA FEMME

Elle ne fait rien comme nous. Elle pensé, parle, agit autrement. Ses goûts diffèrent de nos goûts. Son sang n'a pas le cours du nôtre ; par moments, il se précipite, comme une averse d'orage. Elle ne respire pas. comme nous. En prévision de la grossesse et de la future ascension des organes inférieurs, la nature a voulu qu'elle respirât surtout par les quatre côtes d'en haut. De cette nécessité résulte la plus grande beauté de la femme, la douce ondulation du sein, qui exprime tous ses sentiments dans une éloquence muette.

Elle ne mange pas comme nous , ni autant , ni lés mêmes mets. Pourquoi ? Surtout par la raison qu'elle ne digère pas comme nous. Sa digestion est troublée à chaque instant par igie chose : elle aime du fond des entrailles. La profonde coupe d'amom* (qu'on appelle le bassin) est une mer d'émotions variables qui contrarient la régularité des fonctions nutritives.

Ces différences intérieures se traduisent au dehors par une autre plus frappante. La femme a un langage à part.

Les insectes et les poissons restent muets. L'oiseau chante. Il voudrait articuler. L'homme a la langue distincte , la parole nette et lumineuse , la clarté du verbe. Mais la femme, au-dessus du verbe de l'homme et du chant d'oiseau , a une langue

Page 1