HOMME
Ce qu'un homme a médité un an, une femme le renverse
eu un jour. Démosthênes.
Les hommes sont cause que les femmes ne s'aiment point.
La Bruyère.
— Jamais homme sage ne mit à Tépreuve ni verre, ni femme. Lope de Véga.
— La plapart des hommes du monde ne croient valoir qu'à proportion des maltresses qu'ils ont et des folies qu'elles leur font faire. Adrien Ddpot.
— Un homme qui serait en peine de connaître s*il change, s'il commence à vieillir, peut consulter les yeux d'une femme qu^il aborde, et le ton dont elle lui parle : il apprendra ce qu'il craint de savoir. Rude école ! La Brdtèbb.
— Il n'est pas libre à un homme ^ui vit dans le monde de Q^ètre pas galant. Vauyenargces.
— Si dans le nombre de ceux qui s'empresseront à vous faire la cour, mademoiselle, il se trouve un homme qui vous plaise, vous aurez bien de la peine à surmonter votre penchant Mais quoique vous soyez belle et jeune, ne vous promettez pas qu'à cet homme qui vous platt tant, vous plairez de même. Lorsque l'amour-propre nous suggère que nous ne pouvons manquer la conquête que nous souhaitons de faire, nous onfolions qu'il y a bien de la bizarrerie dans le cœur des hommes, et que souvent ils méprisent ce que la nature a formé de pins aimable, pour s'attacher comme des forcenés à des créatures sans mérite et san^ conduite. M"** de Rieux.
— Les hommes dépendent des femmes par leurs désirs; les femmes dépendent des hommes et par leurs désirs et par leurs besoins ; nous subsisterions plutôt sans elles qu'elles sans nous. J.-J. Rousseau.
— Il faut des coquettes aux oisifs, et des jolies filles aox hommes occupés. La chasse des femmes, comme celle du gibier, doit être différente selon le temps qu'on veut y mettre.
Helvétius.
— Un homme, quel qu'il soit, porte-faix ou grand seigneur, est un dieu pour des femmes cloîtrées. Adolphe Ricard.
— Les hommes ne sont que ce qui plaît aux femmes.
La Fontaine.
— Les hommes ont beau faire, quand on les prend par les passions on les mène où l'on veut. Fontenelle.
— Le plus sage d'entre les hommes est bien heureux de n'avoir pas rencontré la femme belle on laide, spirituelle on iotte, qui l'aurait rendu fou à enfermer aux Petites-Maisons.
Diderot.
— Il arrive assez souvent qu'un homme quitte sa femme, qui a'a quelquefois d'autre défaut que celui d'être la sienne, pour vivre avec une autre, qui peut n'avoir d'autre mérite que d'avoir été celle de tout le monde. Rochebrune.
—H y a encore plus d^fcommes qai sont femmes par la fai** tesse de leur cœur, qu'il n'est de femmes qui sont hommes ir la force de leur esprit. Jâucourt.
— Cest nous qui faisons les femmes ce qu'elles valent , et }ilà pourquoi elles ne valent rien. Mirabeau.
— 11 n'est pas d'homme franc qui n*ait été menteur en Dour, d'homme sage qui n'y ait été fou, d^homme habile qui y ait été dupe. Félix Faclgoit.
•:— Les hommes disent des femmes tout ce qui leur platt» et s femmes font des hommes tout ce qu'elles veulent.
SéGUR.
— On connaît le mot de Fontenelle au sujet d'un livre méocre : « Voilà un mauvais ouvrage qui en fera faire un bon. » le femme d'esprit, en présence de qui on le répétait, ajouta . C'est ce que Dieu dût se dire après avoir fait l'homme. »
— Dn homme ne sait jamais bien vivre à moins que les mmes ne s'en soient mêlées. MÉai.
— Un homme ne peut pas se marier sans avoir étudié Panamie et disséqué au moins une femme. Balzac.
— En amour, un jeune homme très beau n^est pas toujours dnisant, mais il est toujours compromettant,
M"* DE GUUBDIM.
— Il y a des hommes que les femmes n^aiment pas, mais il en a peu dont elles n'aiment l'amour. Alphonse Kabr.
— Les hommes aiment mieux les femmes quMl faut plaindre le celles qu'il faut admirer. M*"* de Girardin.
— Il y a deux espèces d'hommes qui plaisent beaucoup aux mmes : ceux qui les aiment, «t ceux qui les détestent.
Louis Desnoters.
— J'ai remarqué que les femmes se plaignent trop de ce qne s hommes ne sont pas vertueux, et qu'elles n'estiment pas »ez ceux qui le sont. Blondel.
— Pour se débarrasser des importunités d'un amoureux )nt la taille n'excédait pas celle d*un myrmidon, une jeune mme disait un jour qu'elle n'aimait pas les petits hommes, ms se laisser décourager par cet aveu, le pauvre poëte écrivU celle qu'il aimait :
Ainsi donc, votre âme séduite Dédaigne les amants dont la taille est petite» Ah ! revenez de votre erreur.
Faut-il qu'un agrément vous blesse !
Mon petit roi, mon petit cœur, Tous ces petits mots de tendresse, Que les romans nous ont appris,
Ne font-ils pas assez l'éloge des petits?
Eux seal$ connaissent la distance
Que la beauté met entre nous ; La nature à vos lois les soumet par avance
En les plaçant à vos genoux;
I/amour leur doit la préférence, Et la main des plaisirs les comble de ses dont. C'est au zéphir léger, aux petits papillons Que PAurore se plaît à confler ses larmes.
Et c'est le plus petit des dieux
Qui fait éclater en tous lieux
Le plus de puissance et de charmes.
Mais pour choisir votre vainqueur, Défiez-vous un peu de tous tant que nous sommes;
C'est par l'esprit et par le cœur Qu'il importe surtout de mesurer les honmies.