CONTRAT
— C'est une terrible affaire que de s'obliger d'aimer pav contrat ! ! ! Bdsst-Rabdtin.
— En amour, un contrat est un formulaire nul et qui n'o^ blige à rien si le cœur n'y a signé. Adrikn Dupuy.
— A quarante-trois ans, la marquise de P était encore
très appétissante, et M. de V...., qui la trouvait fort de son goût, loi faisait la cour. Son stage durait déjà depuis quelque temps, lorsqu'un jour, pour piquer l'amour-propre de celle qu'il aimait, il s'in^agina de lui dire en conûdence que son mari courait la prétentaine avec une danseuse de l'Opéra. — En êtes- vous bieo sûr, mon ami ? ût la dame en affectant l'incrédulité. — Vous en doutez, marquise ! mais il n'y a pas de jour que votre mari ne donne, en compagnie de cette drôlessc, des coups de canif dans le contrat. — Des coups de canif! Oh ! s'il ne s'agit que de cela, monsieur, je n'ai rien à craindre. — Pourquoi <lonc, nhadame? fit M. de V..., qui ne s'expliquait pas cet excès d'indifférence. — Parce qu'autant qu'il m'en souvient, reprit en riant madame de F..., le canif du marquis est fermé depuis longtemps. A. R.