‹ L'amour, les femmes et le mariageChapitre 49 sur 228 · COQUETTERIE · texte numérisé non relu

COQUETTERIE

— Il n*y a rien de plus redoutable que la douceur et les tendresses d'une femme coquette. Craignez sa voix, ses yeux et fies mains; elle n'a rien de doux et d'aimable qui ne vous soit mortel. Ce qui n'est rien ailleurs, est dans elle une puissance dangereuse : il ne faut qu'un clin d'œil pour vous abattre, qu'un 'Cheveu pour vous entraîner. La fuite même ne vous sert pas de beaucoup ; si vous l'avez vue avant que de fuir, vous ne fuirez pas loin. Salomon.

-^ Une femme coquette ne se rend point sur la passion de plaire et sur l'opinion qu'elle a de sa beauté. Elle regarde le temps et les années comme quelque chose seulement qui ride «t qui enlaidit les antres femmes : elle oublie du moins que rilge est écrit sur le visage. La même parure qui a autrefois -embelli sa jeunesse défigure enfin sa personne, éclaire les défauts de sa vieillesse. La mignardise et l'affectation l'accompagnent dans la douleur et dans la fièvre : elle meurt parée et en rubans de couleurs. La Brutèbe.

— Quel Age a cette Iris dont on fait tant de bruit?

Me demandait Cliton naguère.

— Il faut, dis-je, vous satisfaire :

Elle a vingt ans le Jour, et cinquante ans la nuit.

Brébeuf.

— La coquetterie est une comédie qui donne plus de peine à celle qui la joue, que Tamour lui-même ; car rien ne doit plat €oûter que de feindre ce qu'on ne sent pas. Adrien Duput-

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. — La coquetterie est qd piège que la vanité des femmes teocl à la nôtre. Bruis.

— : C*est le désir d'inspirer de T amour sans en ressentir soimême. M*"' DE Bradi.

■^ C'est un mensonge continuel qui rend une femme honnête aussi méprisable et plus dangereiise que la courtisane qu» ne ment jamais. Ph. de Varenne.

— C'est le désir de plaire sans le besoin d'aimer.

P. ROCHPÈDRE.

— C'est la vengeance de la faiblesse. Daniel Stern /

— Plus les femmes ont perfectionné l'art de Taire désirer, espérer, poursuivre ce qu'elles ont résolu de ne point accorder; plus les hommes ont multiplié les moyens d'en obtenir la possession : l'art d'inspirer des désirs qu'on ne veut point satisfaire a tout au plus produit l'art de feindre des sentiments qu'on n'a pas. Deshahis.

— La coquetterie vieillit : son instinct et ses ruses ressem» blent à l'expérience. M*"* de Genlis.

— Tout est coquetterie chez les femmes, et la plupart regrettent moins l'amant qu'elles n'ont plus, que la perte d'un homme de moins qui les aimait. Rochebrune»

— Les femmes peuvent moins surmonter leur coquetterie que leurs passions. La Rochefoucauld.

^— Une femme qui n'a qu'un galant croit n'être point coquette : celle qui a plusieurs galants croit n'être que coquette. La Bruyère.

— Les femmes ont un sentiment de coquetterie qui ne désempare jamais leur âme; il est violent dans les occasions d'éclat, quelquefois tranquille dans les indifférentes; mais toujours présent, toujours sur le qui-vive : c'est en un mot le mouvement perpétuel de leur âme, c'est le feu sacré qui ne s'éteint jamais; de sorte qu'une femme veut toujours plaire sans le Youloir par une réflexion expresse. La nature a mis ce sentiment chez elles à l'abri de la réflexion et de l'oubli : une femme qui n'est pas coquette, c'est une femme qui a cessé d'être. Marivaux.

— Les femmes sont coquettes par état. J.-J. Rousseau. ~ Les coquettes sont comme les chats qui se caressent k

DOQs plutôt qu'ils ne nous caressent. Rivarou

Lorsqu'Adam vit cette jeune beauté

Faite pour lui d'une main immortelle,

Il l'aima fort; elle, de son côté,

(Dont bien nous prend) ne lui fut pas cruelle.

Cher Charleval, alors en vérité Je crois qu'il fut une femme fidèle.

Mais comme quoi ne l'aurait-elle été?

Elle n* avait qu'un seul homme avec elle !

Or en cela uous nous trompons tous deux : Car, bien qu'Adam fût jeune et vigoureux, Bien fait de corps et d'esprit agréable,

Elle aima mieux, pour s'en faire conter, '

Prêter Toreille aux fleurettes du Diable

Que n'être femme et ne point coqueter. Sarraziit.

— Les coquettes se font honneur d'être jalouses de leurs •mants pour cacher qu'elles sont envieuses des autres femmes.

La Rochefoucauld.

— Les coquettes sont les charlatans de l'amour, et je n'en connais point qui s'entendent mieux à débiter leur baume :

Au dedans ce n'est qu'artifice.

Et ce n'est que fard au dehors :

Otez-leur le fard et le vice,

Vous leur ôtez l'âme et le corps. Scaruon.

— Une coquette qui prend un amant est un souverain qui abdique. M"* de Coignt.

— Comme un faible enfant qu'elle protège, Chloé prend r^mour sur ses genoux, badine avec son arc, se joue avec ses traits, coupe l'extrémité de ses ailes, et lui lie les mains avec des fleurs; et déjà prise d'elle-même dans des liens qu'elle ne voit pas, se croit encore en liberté. Tandis qu'elle l'approche de son sein, qu'elle l'écoute, qu'elle lui sourit, qu'elle s'amuse également et de ceux qui s'en plaignent et de celles qui en ont peur, un charme involontaire la fait tout à coup le presser dans ses bras, et déjà l'amour est dans son cœur : elle n'ose encore s'avouer qu'elle aime, elle commence à penser qu'il est doux d'aimer. Tous ces amants qu'elle traîne en triomphe à sa suite, elle sent plus d'envie de les écarter qu'elle n'eut de plaisir à les attirer. Il en est un sur qui ses yeux se portent sans cesse, dont ils se détournent toujours. On dirait quelquefois qu'elle s'aperçoit à peine de sa présence, mais il n'a rien fait qu'elle n'ait vu. S'il parle, elle ne parait point l'écouter ; mais il n'a rien dit qu'elle n'ait entendu : lui parle-t-elle au con> traire? sa voix devient plus timide, ses expressions sont plus animées. Va-t-clle au spectacle, est il moins eu vue? il est pourtant le premier qu'elle y voit, son nom est toujours le dernier qu'elle prononce. Si le sentiment de son cœur est ea-

forc ignoré, ce n'est plus que d'elle seule ; il a été dévoilé par tout ce qu'elle a fait pour le cacher ; il s'est irrité par tout ce qu'elle a fait pour réteindre : elle est triste, mais sa tristesse est un des charmes de l'amour. Elle cesse enGn d'être coquette à mesure qu'elle devient sensible, et semble n'avoir tendu per* {Mutuellement des pièges que pour y tomber elle-mOme.

Dësmahis.

— Une coquette est plus attentive aux hommages qu*on loi refuse qu'à ceux qu'on lui prodigue. Adrien Dupot.

— Un aspic rendrait sa morsure plus venimeuse, s'il trempait son dard dans le cœur d'une coquette. Achille Poincblot.

— Une coquette n'a point de cœur, elle n'a que de la vanité. Ce sont des adorateurs qu'il lui faut, et non un amant.

JOAÇHIM DCFLOT.

— N'accorder rien et laisser tout espérer; causer sur le leull de l'amour, mais la porte fermée ; voilà toute la science d*uoe coquette. Charles dr Bernard.

— La coquette est dupe d'elle-même lorsqu'elle donne ce qu'elle a promis. P. Rochpèdre.

— Une vieille coquette a tous les défauts d'une jeune, sans eo avoir les agréments. Adrien Duput.

— Lorsque je vois une coquette sexagénaire découvrir aux yeax des hommes les débris de ce qui la faisait belle dans sa jcuDes&e, je songe involontairement à ces vieilles reliques dont 'aotiquité nous inspire un si profond respect, qu'on n'ose^ en les regardant, les toucher môme du bout des doigts

AbOLPHK Ricard.

— Une vieille coquette ne dit ni les années qu'elle a, ni les <leat8 qu'elle n'a plus. J. Petit-Senn.

— On ne se plaint de la coquetterie des femmes que quand elle est restée coquetterie. Louis Desnoters.

~ La plus sûre des coquetteries, c^est l'innocence.

Lamartine.

coawKS.

—La femme a semence de cornes. Saint Cyprien.

— Coc.. vient du mot latin coxiSt coucou. Le coucou est un oiseau qui, au rapport de Pline, dépose ses œufs dans le nid <le8 autres oiseaux, ainsi que font certains hommes à l'égard <les femmes de leurs amis. De coxis, coucou,' nous avons fait cocuy cocuage, avec cette différence que nous avons appliqué riojure à celui qui la reçoit et non à celui qui la fait En bonne grammaire, le cocu est le galant, mais par un abus trop ordioaire des mots, en bon français c'est le mari. Girard.

— Depuis que la pauvre langue fraoçaise a été dépouillée de ces mots crus et uaïfs dout Molière se servait à Taise et dont la société de Louis XIV ne s'effarouchait pas, on ne sait plus que dire pour exprimer les choses les plus ordinaires et les plus nécessaires à la vie sociale. Les maris trompés, par exemple, cette bonne et impérissable race dont la patience et Taveuglement répandent dans les relations du monde tant d'agrément et de facilité, avaient jadis leur vrai nom, nom emprunté à un oiseau fameux, dont le chant mélancolique attriste les nuits de juin. Ce nom est rayé du dictionnaire usuel, et, pour désigner ces hommes à la fols si intéressants et si ridicules par leur malheur, on se sert de la locution plus que décolorée et abstraite de maris trompés. Sans compter que cette expression trompés ■ manque d'exactitude, attendu que du train dont se mènent en France les affaires du mariage, chacun sait d'avance ce qui l'attend, et quMl n'y a vraiment de trompés que ceux qui ne le sont pas. Nestor Roqgeplan.

— Un vaudevilliste qui suspectait beaucoup la fidélité de sa maltresse, se sépara d'elle, après lui avoir fait parvenir le billet que voici :

Les cornes sont abondantes; Il n'est point de plus fertiles plantes;

Partout on en plante, . Et toujours on en plantera.

De peur que tu ne m'en plantes, Petite inconstante.

Je te plante là. A. R.

— L*ombre plus naturellement ne suit le corps que cocuage fluit les gens mariés. Rabelais.

— Un propriétaire des environs de Montargis, qui habitait la. capitale depuis plusieurs années, reçut un jour à sa table le fils d'un de ses fermiers. Au dessert, comme on était de bonne humeur, le rentier s'adressant au jeune campagnard, lui dit en riant, devant sa femme. - Eh bien ! Jaclot, y a-t-il toujours beaucoup de c... dans notre pays? — Oh! pour ça oui, m'sieur, qu'y en a, mais... — Mais quoi? fit le propriétaire curieux. — Oh ! m'sieur, y en a pas tant cependant, que quand vous y étiez, répliqua le satané Jaclot. A. R.

— Molière disait aux hommes de son temps :

Si n'être point c... vous semble un si grand bien, Ne vous point marier en est le vrai moyen.

— Ce conseil, de nos jours, est encore bon à suivre. A. B«-

— Un mari trompé se plaignait un jour devaat madame Cor- Doel de la perGdie de sa Pénélope. — Ah! je la tuerai, cette coquine-là! s*écriait-il avec colère. — Ne faîtes donc pas lar bète, mon cher, lui dit 1; spirituelle vieille femme; prenez votre mal en patience, et comme tant d'autres, habituez-vous à votre état. — Moi ! jamais, jamais ! reprit avec emportement le mari trompé. — Allons donc ! fit la bonne dame, ce que tout le monde fait, vous le ferez. Les cornes, voyez-vous, mon ami, c'est comme les dents; quand ça pousse ça fait mal, mais une fois poussées on mange avec. A. R.

— Le cocuage n'est qu'un mal d'imagination ; peu de gens ea meureiït, beaucoup en vivent. Santeuil.

— Pauvres gens, dites-moi qu'est-ce que cocuage?

Quel tort vous fait-il? Quel dommage?

Qu'est-ce enfin que ce mal dont tant de gens de bien

Se moquent avec juste cause?

Quand on l'ignore, ce n'est rien ;

Quand on le sait, c'est peu de chose. La Fontaine^

— a Allons, Coc, à c'te niche ! » disait un garçon boucher,, en repoussant un gros chien qui l'importunait de ses caresses. — Mon doux Jésus ! fit une dévote qui l'entendit, peut-on donner à un vilaine bête le nom de tant de chrétiens ! A . R^

Ayant tout compensé,

Il vaut mieux être encor cocu que trépassé. Quel mal cela fait-il? La jambe en devient-elle Plus tortue après tout, et la taille moins belle? Peste soit qui premier trouva l'invention De s'affliger l'esprit de cette vision, Et d'attacher l'honneur de l'homme le plus sage, Aux choses que peut faire une femme volage ! Puisqu'on tient, à bon droit, tout crime personnel. Que fait là notre honneur pour être criminel? Des actions d'autrui l'on nous donne le blâme ! Si nos femmes sans nous font un commerce infâme^ Il faut que tout le mal tombe sur notre dos ! Elles font la sottise, et nous sommes les suts ! C'est un vilain abus, et les gens de police Nous devraient bien régler une telle injustice. N'avons-nous pas assez des autres accidents Qui nous viennent happer en dépit de nos dentsf Les querelles, procès, faim, soif et maladie, Troublent-ils pas assez le repos de la vie. Sans s'aller, de surcroît, aviser sottement

De se faire un chagrio qui n'a nul fondement?

H^oquons-nous de cela, méprisons les alarmes»

TA mettons sous nos pieds les soupirs et les larmes.

Si ma femme a failli, qu'elle pleure bien fort:

Mais pourquoi moi pleurer, puisque je n*ai point tort?

Kn tout cas, ce qui peut m'ôter ma fâcherie,

C'est que je ne suis pas seul de ma confrérie.

Toir cajoler sa femme, et n'en témoigner rien,

Se pratique aujourd'hui par force gens de bien.

N'allons donc point chercher à faire une querelle

Pour un affront qui n'est que pure bagatelle...

Un mal d'opinion ne touche que les sots. Molière.

— Un financier, dont la femme était aussi jolie qu'elle était coquette, causant un jour avec FontencUe, lui dit assez cavalièrement : — «En vérité , Monsieur , malgré toute votre science, je m'aperçois que vous ne savez rien, a — Pardonnezmoi, Monsieur, reprit très poliment l'illustre académicien, je sais que vous êtes coc. * A. R.

— Est-ce ici qu'habite Germance?

— Lequel ? •Monsieur, car ils sont deux.

— Celui dont la fortune immense...

— Ils sont très riches tous les deux.

— Je demande celui dont la haute stature...

— Ils ont près de six pieds tous deux.

— Celui qui toujours gronde et jure...

— Ils grondent et jurent tous deux.

— C'est celui dont la femme, aussi fraîche que rose...

— Ils ont femme jeune tous deux.

— C'est le c..., pour terminer la chose ..

— Eh ! Monsieur, ils le sont tous deux.

— M. de Roquencourt, dont la femme était très galante, couchait une fois par mois dans la chambre nuptiale pour |)révenir les mauvais propos si madame devenait grosse, et s'en •allait en disant h ses domestiques : Me voilà net, arrive qui plante. Chaupfort.

— L'autre jour, une fort belle personne se sentant en veine d'esprit et surtout en grand succès, se laissait aller à la verve des gens applaudis et mettait tout dehors, comme disent les marins. 11 lui échappa, à propos de fidélité, de constance et de ■quelques autres vertus, certains menus propos tellement avancés et sataniques qu'un des assistants dit : — Jolie comme un ange, corrompue comme un démon!... Il me semble que le diable va se trahir et que certains de ses attributs soulèvent

déjà ses bcaui cheveux. — Oh! non, répondit-elle, cesdîahlef ià oe les portent pas eux-mêmes. Alphonse Karr.

— Un c... des plus grands que Ton voie aujourd'hui,

(Car il Test au-delà des bornes) Voyant entrer un homme aussi c... que lui, Mit la main sur sa tète, et lui montra les cornes : L'autre, prompt à répondre : — u Allez, dit-il, sortez. Vous qui de la pudeur faites si peu de compte ; Dans un lieu de respect, u'avez-vous point de honto

De montrer ce que vous portez ? »

— La charge de marguillier de paroisse était jadis une fonction aussi honorable que recherchée. Un jour, le curé de Saioi-Roch, croyant être agréable à M. de Boulogne, riche fiDaQcicr, et mari d'une des plus jolies femmes de la capitale, vint le prier d'accepter cette charge dans son église. Quoique la société fût très nombreuse, le curé n'en fit pas moins la demande. — Moi, marguillier! répondit en riant M. de Boulogne, j'aimerais autant être c... — Monsieur, répliqua gravement le curé, l'un n'empêche pas l'autre. A. R.

— Le plus sage de tous les maris n'est jamais assez sage pour ne point faire porter aux autres ce qu'il ne voudrait point porter lui-même. Adolphe Ricard.

— Lors de la grande exposition agricole de 1856, une jeune femme et son mari, nouvellement arrivés de leur province, se promenaient dans les Champs-Elysées, lorsqu'en passant devant le Palais de l'Industrie, ils virent nue foule considérable qui se pressait aux portes pour y pénétrer. — II y a donc une nou Telle exposition? demanda le mari, qui par parenthèse était fort laid. — Oui, lui répondit-on, c'est l'exposition des bêtes àcoroes. — Pour Dieu! M. Frisotté, n'entrez pas là, s'écria 'a jeune femme en entendant la réponse qu'on venait de faire à son époux, n'entrez pas là, je vous en supplie, vous n'en sortiriez plus. — Pourquoi donc, ma bonne ? fit Tépoux saisi de frayeur. — Mais malheureux ! lui répliqua sa femme, parce qu'en vous voyant à mon bras, on s'apercevrait tout de suite (pie vous devez faire partie de l'exposition. A. R.

— Un négoc^nt qui comptait à peine cinq ans de ménage, disait un jour à sa jeune femme : — Croirais-tu, ma bonne, qae ton mauvais sujet de cousin me soutenait hier qu'il n'y

avait dans notre ville qu'un seul mari qui ne fût pas — '

Ma foi! fit la dame en riant... Mais qui diable ce peut-il être? 4Joata-t-eIle après un instant de silence. A. R.

— Si tous les cocus et leurs femmes qui les font, se tenaient

tous par la main, et quMl s'en pût former un cercle, je croii qu*il serait assez bastant pour entourer et ^ïircuir la moitié de la terre. Brantôme.

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