‹ L'amour, les femmes et le mariageChapitre 94 sur 228 · A MA MAITRESSE · texte numérisé non relu

A MA MAITRESSE

J*avais en vain quitté Tamoureux esclavage. La mère des amours, des grâces et des jeux, La Volupté, Bacchus, aujourd'hui tout m'engage A reprendre de nouveaux nœuds.

Je brûle pour Glycère, et sa beauté m*euchante : Sa folâtre gatté, ses regards séduisants, Les roses de son teint, sa blancheur éclatante. Ont sans peine enflammé mes sens.

Vénus et tous ses feux ont passé dans mon Ame : Elle a choisi mon cœur pour être son séjour ; Et ce cœur, consumé par sa brûlante flamme. Servira de temple à T Amour.

Dans les transports charmants de mon ardeur nouvel Je ne puis me livrer qu'à mes tendres désirs ; Et désormais ma lyre, aux sons guerriers rebellCy Ne chantera que les plai:>irs.

leDS, Glycère : il est temps d'apaiser la déesse : endoQS-la, sMl se peut, favorable à nos vœox : .i qu'uD lit de gazon, dans notre douce ivresse,

Noos serve d'autel k tons deux ! Horaci.

6ÉKZE.

L'amour fait tout l'esprit ou toute la sottise de la plu» es femmes : les hommes d'un grand génie s'y livrent rait, mais ils donnent leurs loisirs aux amourettes.

L'abbé Girard.

Tout homme qui a du talent, du génie, et qui est appelé loire, ne doit pas se marier. Le mariage est un véritable loir pour tout ce qui est grand et qui peut avoir de l'éclat.

M"* DK l'Espuiassb.

Quand les femmes ont du génie, je leur en crois l'em- :e plus originale qu'en nous. Didkrot.

Les femmes n'ayant m profondeur dans leurs aperçus ni dans leurs idées, ne peuvent avoir de génie

M** De Stakl.

Le ciel refusa le génie aux femmes pour que toute la le pût se porter an cœur. Rivarol.

C'est dans le cœur que Dieu a placé le génie des femmes, que les œuvres de ce génie sont toutes des œuvres d'à-

Lavart»b Les hommes de génie qui se sont avisés de prendre femme, jé de tout temps les plus mal mariés. Il semble que le aloux de leur supériorité sur les autres hommes, le soit de leur bonheur, car trop souvent il leur donne pour Ignés de petits esprits, de méchants caractères et de personnes. Aix)lpbe Ricard,

GZWOUZ.

Se mettre aux genoux d'une femme, c^est une attitude appe toujours et qui n'est point du tout indifférente ;' si *ouve du respect, elle met en même temps k portée d>n aer. Crérillon fils.

On peut appliquer aux deux genoux d'une femme cette maxime de politique : « l'union fait la force. » En effets |ue deux genoux seront unis, ils seront invincibles.

Lehontbt,

GOURBIANDI8S.

— Une femme gourmande a toujours plus d'uo ap| Pour rester chaste, a dit Stobée, il faut être sobre : la gouri dise excite les sens, et la luiure les satisfait. Adrien D

— Les femmes sont plutôt friandes que gourmandes tarte aux pommes leur plaît mieux qu'un bon rôti.

Grimod de la Retnièri

— Le maréchal de Richelieu fit appeler un jour son ii dant, et lui dit : — « Germain, descendez à TofQce, prei dindon k Tail que j'ai fait préparer, enveloppez-le conven ment et faites-le porter chez madame de la Popelinière , joignant ce billet qui Tavertit que j'irai souper chez elle c même. » Voltaire, qui se trouvait là, se mit à sourire, el nant le billet des mains de l'intendant : — Permettezdit il k M. de Richelieu, d'ajouter quelques mots à votre h et aussitôt il écrivit ce quatrain :

Un dindon tout à l'ail, un seigneur tout à l'ambre,

A souper vous sont destinés; On doit quand Richelieu parait dans une chambre, Bien défendre son cœur et bien boucher son nez. ,

— Eo fait d'amour et de petits gâteaux, il y a bien p( femmes qui ne disent, comme cet enfant gourmand cit Fontenelle : Donnez-m'en trop. Adolphe Rigari

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