COMMERSON
GBISSTTS.
"^Une grande dame représente souvent Tinconstance et I» fngilité d*une grisette sous des plumes. Sylvain Maréchal.
-7 Quand on est aimable et qu'on a vingt ans, il est plusteai de s'attaquer à une grande dame qu'à une grisette. £ocas d'insuccès, un coup d'escarpin fait moins de mal qu*un ^9 de sabot. Th^lt.
6UÉRISOW.
^Si vous voulez vous guérir de l'amour, évitez ceux qur lUQoar possède. Ovide.
"^L'amour qui natt subitement est le plus long à guérir.
La Bruyère.
*~Eo amour, celui qui guérit le premier est toujours le •"•ew gaéri. La Rochefoucauld.
--;-Le poète Benserade adressa ces jolis vers à une petite fille ^^dix ans, dont la charmante figure était remarquée de tout le inonde:
Eh quoi ! dans un âge si tendre.
On ne peut déjà vous entendre.
Ni voir vos beaux yeux sans mourir !
Ah! soyez, jeune* Iris, ou plus grande ou moins belle r
Attendez, petite cruelle.
Attendez, pour blesser, que vous sachiez guérir.
^CTest faiblesse que d'aimer : c*est souvent une autre fai* "Jesie que de guérir. — On guérit comme on se console : od ^^ pas toujours dans le cœur de quoi toi]^ours pleurer, et tott- '^^s aimer. La Bruyère.
— Il y a plusieurs remèdes qui guérissent de Tamour, maiiM il D*y en a pas d'infaillibles. La Rochefoucauld. ^
— II n'y a qu'un moyen assuré pour détruire dans son cœur une passion aussi violente que Tamour : c*est de se séparer de la personne qui en est Tobjet. Sa présence est un aliment continuel qu'on fournit à un feu mal éteint. J.-J. Rousseau.
— L'amour va par accès comme la fièvre. Il y a des jours où. l'on se croit guéri, et d'autres où Ton se croit mort.
Ninon de l'Enclos.
r- De toutes les façons de faire cesser l'amour, le plus sâr est de le satisfaire. Marivaux.
— Un homme ne se guérit des passion^ que par T in différence ou l'égoYsme ; mais il faut toujours qu'une femme aime quelque chose, son mari, un amant, son chien ou sa femme de chambre. SUARD.
— La seule manière de tuer l'amour-passion est d'empêcher toute cristallisation par la facilité. Stendhal.
HABZTUDX.
— L'habitude rend fastidieuses les Jouissances de tout 1e^ Jours. Properce.
— L'amour pénètre dans le cœur par l'habitude, et l'habi" tude l'en fait sortir. Ovide.
— L'habitude est un des liens du cœur. DediscU animus sera quod didicit dm. Sénèque le tragique.
— En «mour, le lien de l'habitude est bien fort ; pour s'en apercevoir, il faut être sur le point de le rompre. Il y a des gens qui vivent ensemble comme s'ils s'aimaient, faute de pouvoir se passer l'un de l'autre. M*"* de Rieux.
— L'habitude d'aimer est très facile à prendre, et très difficile à perdre. M"* d'Arconvillr.
— L'habitude rend les plus belles choses communes. Ua mari possède-t-il une jolie femme, à peine le sait-il. J'ai connu un homme qui, au bout de cinq aos de mariage, ne se souvenait pas de quelle couleur étaient les yeui de sa femme. Il fat fort étonné, quand on lui dit un jour qu'elle les avait bleus. L'inconstance est un obstacle au bonheur, mais l'habitude est pire encore. M"* de Rieux.
— Le dernier trait de Tamour et le plus sûr, c'est l'habitude. Bruts.
— Une jeune femme venait de terminer une lettre qu'elle adressait à son amant, lorsqu'en la relisant, elle s'aperçut qu'elle avait mis partout* en écrivant ce mot, une S à la place
'^qT. Comme elle parlait de sa méprise i sa femme de chambre, ceire>ci lui répondit: — Oh! cela D*est pas étonnant, ma- ^iime a si peu Thabitude de n'en avoir qu'an seul ! A. R.
— Le mariage doit combattre sans repos ni trêve ce monstre <IQi dévore tontf Thabitude. Balzac.
— La possession et Thabitude dtent des défauts k la laideur et des attraits à la beauté. Laténa. • i
— On a perdu Fhabitude d'appeler, comme autrefois, 8a<^ femme, sa moitié, parce que dans la plupart des ménages d'aujourd'hui, il y a trop de gens qui sont admis au partage.