‹ L'amour par les grands écrivainsChapitre 41 sur 72 · DXXI · texte numérisé non relu

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En AMOUR, quand deux yeux se rencontrent, ils se tutoient.

(Alphonse Karr.)

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Continuer I'amour dans le mariage, c'est toute une science que ce bonheur-là ! Il faut si peu pour tuer ces belles émotions, ces illusions si précieuses qui charment seules la vie, et il est si difficile de maintenir un homme à la hauteur d'une passion exaltée, quand surtout cet homme est votre mari ! Avec un amant, c'est une fois plus aisé; les obstacles l'aiguillonnent, les difficultés l'irritent; il y a dans cette situation quelque chose de provisoire qui réveille l'inquiétude et les jalousies de la possession. Mais un mari n'a rien à conserver, rien à dé-

fendre, et tout naturellement il s'endort dans la certitude et la satiété de son bonheur. D'ailleurs, quel prix ont pour iui ces plaisirs si faciles? Quel attrait lui ferait désirer ces faveurs offertes, prodiguées, gaspillées dans le tète-à-tête officiel au milieu duquel ou s'endort sur le même oreiller? C'est comme les primeurs, dont la rareté fait tout le prix; dès qu'on peut ?*?« avoir presque pour rien, on les dédaigne, on n'en veut plus. (Madame Charles Reybaud.)

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Un peu de hardiesse réussit toujours aux amants. En toutes choses, il n'y a que les honteux qui perdent; et je dirais ma passion aune déesse, moi, si j'en étais amoureux. (Molière.)

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