‹ L'amour prodigue [par] René MaizeroyChapitre 26 sur 31 · I-jG FEU l'amour · texte numérisé non relu

I-jG FEU l'amour

D'innombrables petits points lumineux palpitaient de tous côtés, traçaient au fond de ce gouffre d'ombre des lignes d'épuré, des courbes de grimoire.

La sourde rumeur de la ville se perdit dans des flonflons de cafés-concerts qui éclataient bruyants et canailles. De rauques sirènes de chalands hululèrent, parurent pleurer la fin du jour.

Chacun s'était tu, en un besoin instinctif de se recueillir, de contempler, sans la moindre réflexion oiseuse, ce changement k vue. Mais haussant les épaules, ayant l'air, par dilettantisme, de défendre une religion surannée qui a fait son temps et que pratiquent, seuls, quelques vieux dévots, Guillaume d'Aussonnes se remit bientôt à vitupérer les mœurs d'aujourd'hui.

(( Certainement si, c'est la faillite lamentable, le crépuscule douloureux... L'amour se porte de plus en plus étriqué, de plus en plus léger, vous affirmeront les belles mesdames du dernier bateau... Elles le considèrent comme une frivolité, un accessoire, l'écharpe de soie souple que l'on jette sur ses épaules et que l'on perd

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