PREFACE XXI
n'est certes, ni son intention d'être pourtraicturê de point en point dans cette Introduction, ni la mienne d'aquafortiser une figure si complexe et si originale. Après avoir rappelé largement la carrière littéraire de cet artiste ès-belles lettres, depuis le Bouscassié paru en 1869; la Fête-votive en 1871 ; les Va-nu-pieds en 1872; /'Homme de la Croix-aux-Bœufs, en 1876, jusqu'à Ompdrailles, Bonshommes, Crète-Rouge, les petits Cahiers et autres œuvres remarquables qui ont vu le jour en ces dernières années, je dirai que le rude écrivain reste toujours opiniâtrement et sereinement fixé à sa tâche en dépit des nauséabondes fumées de dépotoirs qui semblent obscurcir le ciel littéraire de ce temps. Léon Cladel n'est pas un frère quêteur de documents soi-disant humains ; il n'a point rayé l'inspiration et Finvention de son programme, « bien qu'il ne dédaigne pas l'observation ou plutôt la « Scrutation » des passions modernes », car il croit plus fermement que jamais à la divination du talent et à la seconde vue du romancier de race. Il fera paraître bientôt Mi-Diable, roman de haute et rustique passion dont je ne suis pas autorisé à déflorer le sujet ; Urbains et Ruraux, mélanges et souvenirs, sa singulière Kyrielle