‹ L'amourette; pièce en trois actesChapitre 62 sur 89 · ACTE TKlHSltME lO'J · texte numérisé non relu

ACTE TKlHSltME lO'J

ici, depuis quinze jours... depuis l'escapade de mademoiselle 1...

Jeannine baisse la tète.

MADAME LAVKRTON.

Aussi, pourquoi les reçois-tu?

LAVERTON.

Quand je ne les reçois pas, ils inventent des histoires à dormir debout. Il y en a un que j'ai flanqué dehors; il u raconté que je fouaillais mes filles avec un fouet de charretier et que je les laissais croupir dans une saleté repoussante I...

MARTHK.

Oh! quelle horreur!...

LAVKRTON.

Oui... vous êtes des enfants martyrs! et je suis un père sans entrailles ! Il faut voir comme on me regarde en wagon, j'en suis réduit à monter dans les « dames seules! »

MADAMi: LAVERTON.

Pourquoi ?

LAVKRTON.

Parce que là, il n'y a jamais personne! Je suis le paria! Avoir donné î\ ses filles une éducation... (a Marthe.) Qu'est-ce que tu lis là?

MARTHK.

« L'abbé Constantin. »

LAVKRTON, prenant le livre.

Qu'est-ce qui t'a permis? Veux-tu lâcher ce livrelà? Toi aussi, alors! Toi aussi,..

MARTHK.

Qu'est-ce que j'ai lait de mal?...

1 10 l/A.Mdl H Kilt

LAVLRTON.

Rien! Occupe-loi, utilement au lieu de lire des choses qui le montent la lêtel Etudie ton piano.

MARTHE

Même le dimanche?

LAVETTON.

C'est vrai... Nous sommes dimanche. {\ Jeaonine.j^ C'est le jour où ton fiancé fait sa cour? Réponds?

JKANNINE.I

Oui, mon père.

LAVERTON.

Bien... Pendant qu'il sera là, j'irai faire un tour avec Maingaud.

MADAME LAVERTON.

Tu ne veux pas voir M. Liancourt ?

Fichtre non! Quand je pense que ce coco-là nous a couverts de ridicule, j'ai envie de taper dessus!... (a Jeannine.) Comment t'es-tu toquée de ce pierrot, qui n'est pas beau, el(iui n'a aucun avenir...

MARTHE

Ah! ça, c'est injuste!

LAVERTON.

Je me suis informé... Et puis, toi, nièle-toi de tes all'aires... et va voir au piano, si j'y suis.

MARTHE, à Jeanoioe, renaontaot au piano.

C'est la fête! Joie! Tout le monde prend!

LAVERTON, à Jeannine.

Encore une observation... Tu me feras le plaisir de ne pas rester seule avec ce monsieur... Tu m'entends!

.V<;rK MIUISIÈMK 1 11

JEANNINK, résignée.

Oui, mon père.

LAVKRTON.

Ta sœur vous tiendra compagnie... ou ta mère.

ji:anmni:.

Bien, mon père.

Marthe joue en sourdine.

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