‹ L'an deux-milleChapitre 9 sur 21 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LES MÊMES. LES HOMMES. LES FEMMES (qui forment un second cercle).

LE COR. Respectables citoyens I la jeunesse assemblée va vous rendre son hommage, par la bouche de trois députés du sexe mâle, ffl se retire.)

UNIT, (qui s'avance). ,, Honorables citoyens! dont la force, les lumières et le courage maintiennent la nation dans sa splendeur, nous sommes vos enfants, et nous vous devons tout, la sûreté, la gloire, les vertus! Illustres citoyens! Nous n'aspirons qu'à vous imiter! Nous nous sentons enflammés par l'exemple de vos vertus, et nous brûlons du désir de marcher sur vos tracesl" (Il se retire un peu.)

HARD. ,, Magnanimes guerriers, qui avez fait trembler les despotes de l'Asie, qui s'opposaient à l'universalité de notre incomparable constitution! lorsque vous serez passés à l'état plus relevé de vieillards, je tiendrai mes mains prêtes à recevoir la foudre, qui pèse dans vos mains glorieuses!" (Il se retire un peu.)

BALL. ,, Hommes! les pères des adolescents de mon âge sont parmi vous! Recevez les marques du profond respect de vos enfants! C'est par vos travaux qu'ils reçoivent une éducation salutaire: vous êtes pour eux des dieux visibles, et les images de l'Être suprême." (Il se retire.)

LE COR. Silence respectueux! J'aperçois les vieillards.

(Toute la jeunesse se tait, et baisse la vue, tandis que les hommes et les femmes regardent arriver les vieillards en souriant.)

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