ADJONCTIONS
’OSÉES AUX DIVISIONS DE l’aNALOOIE
Les modifications légères que nous proposons aux remarquables classifications exposées par Charles Robin d’une jiart (dans laquelle .rentre celle de Camille Berrand) et par Lereboullet d’autre part, ont surtout pour but de rendre très facile le classement des auteurs ijui ont abordé l’anatomie philosophique par l’un ou l’autre de ses aspects et de mettre d’accord des recherches qui semblent, à jiremière vue, en contradiction.
Le premier fait qui sé dégage de l’exposé de Charles Robin c’est que la théorie des liomologues peut s’appliquer.
l" Soit à la comparaison des différents organes d'un même individu; nous l’appellerons dans ce cas mdividuelle.
â" Soit à la comparaison d’un même organe d’une espèce à une autre, dans la série animale, nous l’appellerons sériaire.
Nous avons maintenant à considérer trois ordres de divisions :
1“ L’homologie spéciale.
2“ L’homologie générale.
d" L’homotypie.
L’homologie spéciale étudie le même organe dans ses dillérentes manifestations : 1° Elle comparera rhumérus droit à l’humérus gauche dans le même individu et alors nous l’appellerons homologie SPÉCIALE INDIVIDUELLE.
2" Elle comparera les humérus entre eux dans toute la série. Nous l’appellerons alors homologie spéciale sériaire.
Nous proposerons môme de rem placer au besoin le mot liomolof/ir spéciale par le mot liomonijmie ijui rend fort bien la pensée des
auteurs, puisque les organes étudiés dans ce cas gardent (ou doivent garder) le même nom.
Nous aurons ainsi :
L’homonymie individuelle.
Et l’homonymiesériaire.
Occupons-nous dès maintenant de riiomoljipie.
L’homotypie consiste à comparer par exem|)le l’humérus au fémur dans un môme individu, ou les membres antérieurs d’un individu,-aux membres postérieurs d’un autre individu,, comme le font les partisans de la tliéorie des membres céphaliques dans certains cas.
L’hoinotypie se rapproche donc par son caractère bien plus de riiomologie spéciale que de l’homologie générale, puisque cette dernière détermine d’abord des organes-types dont elle fait des adaptations plus ou moins étendues. L’homotypie forme une transition naturelle entre l’homogie spéciale et l’homologie générale. Nous l’étudierons sous deux aspects.
, ,, t Homotypes dans le même
1" HoMOTYPIE INDIVIDUELLE ( . ,
( individu
^ . i Homotypes d’une espèce à
2° Homotypie seriaire <
I • l’autre
Les répétitions liomotypiqes indiquent encore bien nettement la transition si petite qui sépare l’homotypie de l’homologie générale dont nous allons maintenant nous occuper.
L’homologie générale 176 )/erfl/ise le principe constitutif d’un organe et crée ainsi un organe-type dont elle suit les transformations dans la série animale. C’est à l’homologie générale, et non à riiomotypie que se rattache la théorie des vertèbres céphaliques.
Nous diviserons cette homologie générale en deux classes (individuelle ou sériaire) et nous obtiendrons :
, , i généralisation d’un orrane-
1“ L HOMOLOGllî GÉNÉRALE INDIVI- \
type dans le même indivif du.
2 " l’homologie générale sé- l id.
RiAiRE. f dans la série.
Et nous ajouterons à ces deux divisions une section spéciale pour
3“ Les répétitions homologiques que certains auteurs allemands (Owen, Carus) ont élevée à la hauteur d’une division bien nette de l’anatomie philosophique.
Nous obtiendrons, en réunissant en un tableau tout ce que nous avons dit jusqu’à présent, l’exposé suivant qui, placé à côté de celui de Charles Robin, fera bien voir le.<i faibles dijfé/ences que nous proposons d’établir dans cette nomenclature.