ALEXIS JULIEN
Al. Alexis .lulien dans deux travaux tout récents (1) a fait certaines recherches qui rentrent dans le cadre de l’hoinologie spéciale sériaire.
^ 2. — L’ANATOAIIE RHILOSOPHIQUE COAIIAMIATIVE
L'homolocfic (jénérale
Ce paragraphe pourrait comprendre le résumé de plusieurs
(1) Loi de la Position des Centres Nerveux par Alexis Julien, professeur tib. d'Anatomie Paris 1891, in-S”.
Loi de l’Ossification des os lonçis, de la Position des Centres Nerveux, Paris 1892, in.-S''.
volumes si nous avions l’intention d’exposer de nouveau des recherches qu’on trouvera dans tous les traités spéciaux.
C’est en ell'et dans cette division que rentrent deux théories qui ont été considérées par certains auteurs comme constituant uniquement l’anatomie philosophique.
1“ Iæ théorie des vertèbres céphaliques.
2“ La théorie des membres céphaliques.
Théorie deis- vertèhren eéphuliques
Cette théorie d’après laquelle le type organe vertèbre cons- , titue le crâne a aujourd’hui acquis droit de cité dans la science.
MM. Cruvelhier et Marc Sée discutent dans leur traité d’anatomie descriptive (5" édit. 1871 1" vol.p. 118) la théorie des vertèbres céphaliques et admettent iroia vertèbres ceplialiqiies : une postérieure ou occipitale, une moyenne ou sphenotemporo-pariétale, une antérieure ou spheno-etlimoïdo faciale.
Le professeur Sappey dans son traité d’anatomie (3" édit. Paris, 1876, l'aval, p. 318 et suiv.) consacre une étude toute spéciale aux vertèbres céphaliques, dans laquelle il se range à l’avis de Camille Bertrand.
LE D' CAMLILE BERTUAND
.C’est en eflét cet auteur que nous avons déjà cité bien souvent (pii a fait sur ce sujet le travail le plus consciencieux et le plus considérable (1) tant au point de vue de l’homologie générale individuelle que de l’homologie générale sériaire.
(1) Anatomie philosophique. — Conformation osseuse de la tête chez, l’homme et les vertébrés, par Camille Bertrand, docteur en médecine, prosecteur de la Faculté de Montpellier, etc. etc. Paris, Masson 1862, in-8". Bibliothèque Nationale Ta 21 10.)
L’ouvrage du D'" Bertrand comprend six chapitres, 256 pages et 10 planches hors texte. La partie historique (chap. III) et la discussion des théories (chap. IV) sont si bien faites qu’il est impossible, à notre avis, de faire mieux actuellement. Voici les conclusions de cet important travail.
1' La tête n’est qu’une partie plus dilatée du rachis, de même que l’encéphale n’est qu’une moelle épinière plus volumineuse.
2" Les axes nerveux et viscéral se continuent dans l’extrémité céphalique.
d" La tête offre la même segmentation que le reste du tronc.
4" Les segments ou vertèbres sont au nombre de quatre (ju’on peut désigner par les termes ci-dessous.
Basilaire.
Posts phenoïdal.
Présphenoïdal.
Vomérin.
Occipital.
Pariétal.
Frontal.'
Nasal.
Thyrohyal.
Stylhyal.
Mandibulaire.
Maxillaire.
5“ Ces quatre vertèbres existent dans tous les vertébrés ovipares ou vivipares, et les éléments cpii les constituent sont toujours homotypes à des éléments du rachis et homologues entre eux.
6“ Les faits embryologiques viennent confirmer la théorie vertébrale de la tête parla démonstration de ce principe fondamental:
D’a|)rès leurs centrums
D’après leurs arcs meuraux <
D’après leurs arcs hæmataux <
La tâte el le tronc sont comtniilx d’après un seul et même ti/pe qui, est le type vertébral.
El inaintenant at'tiniions que cette grande idée de l’unité de composition organique, entrevue par des esprits supérieurs, n'est pas une vaine hypothèse ; en l’approfondissant, on arrive à la justifier par des faits certains et à découvrir les lois générales qui président à la formation du squelette.
Voici, à titre documentaire, les auteurs passés en revue par Camille liertrand
msTORiQUE. — (chap. d}.
All)ert Ledraiid. — .1. I’. Franck. — Burdin et Kielmeyer. Oken. — Goethe.— Bojanus. — Carus. —Dumeril. — Deblainville.—Geoffroy Saint-Hilaire. — Strauss. — Durckeim. — Gervais. — Lavocat. — Owen. — Goodsir. — Humpliry.
. THÉORIES. — (chap. IV).
Théorie d’Oken.
— deDuméril.
— de Spix.
— de E. Geoffroy Saint-Hilaire.
— de Carus.
— d’Owen.
— de Goodsir. '