RAPPEL HISTORIQUE
Il y aura bientôt cinquante ans que l’on s’est préoccupé pour la première fois des propriétés des filtrats staphylococciques.
Si, en effet, le merveilleux essor de l’anatoxine diphtérique a suscité, depuis treize ans, des recherches analogues à l’égard du staphylocoque, dès 1891, ARLOING avait signalé la présence d’un poison dans les cultures de staphylocoques.
En 1892, RoDET et COURMONT obtinrent également ce poison, qui provoquait une augmentation des phénomènes suppuralifs, plutôt que des lésions véritables.
C'est à deux savants belges, J. DENYs et H. VANDEVELDE, que revient le grand mérite d’avoir démontré avec certitude l’existence d’une toxine staphylococcique, décelable in vitro et in vivo, filtrable et capable d’entrainer l’apparition d’une antitoxine staphylococcique.
Pour oblenir cette toxine, ils injectaient dans la plèvre une culture de staphylocoques. Dans l’exsudat au point d’injection, il s’élabore, remarquent ces deux auteurs, « une subs- « tance hautement délétère pour les leucocytes et à laquelle « nous avons donné le nom de leucocidine. D’autres cellules « paraissent également sensibles à ce poison. Ainsi, nous « avons constaté la dégénérescence des cellules éosinophiles « après un contact d’une minute avec l’exsudat à leucocidine. « Après sept minutes, les hématoblastes étaient bientôt at- « teints à leur tour ».
lire
Ils notèrent aussi les altérations des globules rouges et des cellules nerveuses.
Quelques années plus lard, VEILLON, MORAX et ELMASSIAN retrouvèrent le poison dans les filtrats de cultures.
KRAUS, puis NEISSER et WECHSBERG, en 1901, précisèrent le pouvoir hémolytique de ce poison.
En 1914, J. Dumas étudia les caractères de dix-sept souches de staphylocoques dorés, d’origine humaine el animale. Avec la plupart des échantillons, il réussit à obtenir la production d’une hémolysine en ajoutant à un centimètre cube d’une culture en milieu T, restée cinq jours à l’étuve, un centimètre cube d’une émulsion d’hématies de lapin.
La même année, M. NiIcoLLE et CÉSARI ont précisé les propriétés de la toxine produite par les souches étudiées par J. Dumas. Ils ont distingué trois caractères essentiels : pouvoir hémolytique, pouvoir léthal et pouvoir escharotique. En outre, ils constatèrent que le chauffage de la toxine à 55 degrés, durant une demi-heure, lui faisait perdre la majeure partie de son activité.
A diverses reprises, on avait tenté de préparer un sérum antistaphylococcique. Rappellerons-nous que la sérothérapie est née de l’expérience dans laquelle Ch. RICHET et HÉRIcouRT montrèrent, en 1888, que des lapins traités par des injections de sang provenant de chiens guéris d’une infection à staphylocoques acquièrent une certaine résistance vis-à-vis de ce germe ?
Par la suite, de nombreux expérimentateurs, dont BORREL et BRIDRÉ, M. NiCOLLE et CÉSsARI, ont étudié la préparation et les propriétés d’un sérum antistaphylococcique, dont l'usage n’est d’ailleurs pas entré dans la pratique.
Mais, ce sont les travaux de BURNET, de Melbourne, et de ses collaborateurs, qui ont ouvert une voie nouvelle aux études sur la toxine staphylococcique et ultérieurement, sur son dérivé anatoxique et son emploi en thérapeutique.
Jusqu’alors, en effet, pouvait-on vraiment considérer comme une toxine le filtrat de cultures de staphylocoques, dont plusieurs centimètres cubes, en injection intra-veineuse,
lb
n'entrainaient la mort des lapins que d’une manière intermittente ?
C'est un accident de la vaccination antidiphtérique d’un groupe de vingt et un enfants au moyen d’un mélange de toxine et d’antitoxine diphtériques qui devait donner à BURNET l’occasion d'étudier le staphylocoque et de mettre en valeur ses propriétés toxigènes. La mort de ces enfants atteints d'une septicémie à staphylocoques survint en 24 heures. N’était-elle pas due avant tout, si l’on considère sa rapidité, à une intoxication par le poison sécrété par les microbes ?
Grâce à un dispositif spécial, BURNET put obtenir une toxine digne de ce nom en cultivant le staphylocoque en gélose semi-liquide dans une atmosphère d’air et de gaz carbonique. Puis, s’inspirant des travaux sur l’anatoxine diphtérique, il prépara une anatoxine staphylococcique et put obtenir ainsi chez le lapin une antitoxine spécifique.
En outre, il observa dans les mélanges de toxine et d’antitoxine staphylococciques, un phénomène de floculation analogue, selon lui, à celui qui a lieu dans les mélanges de toxine diphtérique et de sérum antidiphtérique (G. RAMON).
L’élan était donné. Dés lors, de nombreux auteurs entreprirent l’étude de la toxine, de l’antitoxine et de l’anatoxine staphylococciques.
D (LES. - * à | À A D À j 0 ( M7: os ll { { F 1 3 4 :
= ñ P 14 Î : : . rt FD (RE = # { à \ « vx de î e :
* Y “ 1 NW 1 1} L … s Û ‘a 45 l ÿ : | Î 1 £ n .
= ” ' À ? su, ‘ } ' US , ; b . | ; ne ï 1 ” TA Û . * + * : 24 ss le * k + ” F à ' (? , 0 Ne #0s k , ÿ | | kr A MO RARE Ke i « à * { à " L x ï # LUE “ j h y \ Li TL: 2 TL > à 4 © n * e { By ” ET à
vite ï Le 4, x)
44 G Re PNA)
by nur F s | 4 ‘ û (ds ; û = l : - 0 ET
er" ; NAN: j
Al AL \'TN LOU