‹ L'ancien clergé de France (volume 2)Chapitre 18 sur 31 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

Les Évêques en pays d'Etats

Etats du Langaedoc. — Leur immense réputation. Leur rôle. ares

êque de Narbonne, ident. — Il est traité d'homme decontemporains. Grandeur de son administration. — Mol ère,

tats du guedoc. — Après la tenue de: s de la Etats des diocèses ou Petits Etats. — Rôle qu'y jouent, les its dont. comblent leur diocèse dans tout le Lanvec Dillon aux Etats de Provence. — Mgr lé le Turgot de son diocèse. — Les évêques le Bigorre et de Béarn. — Mgr de Noé. Lis copat aux Etots do Bretepne. — Consié aux Etate d'Artois, — Les élus de Bourgogne.

En l'absence des Etats généraux, ce sont les Etats du Languedoc qui offrent au clergé la plus belle école d'administration. Vingt-trois archevéques ou évêques y prennent part. Tout a été dit sur cette grande institution si admirée de Fénelon et célèbre dans toute l'Europe. En 1763, Adam Smith vint en France, avec son jeune élève le duc de Buccleugh, pour étudier leur organisation. La no+ blesse y était représentée par vingt-trois barons, en nom: bre égal à celui du clergé ; le tiers ÿ comptait des officiers des vingt-trois principales villes et des syndics des vingt-trois diocèses. Les trois ordres formaient une assemblée unique, où on votait par tète. Le tiers état avait done à lui seul la moitié des suffrages. On a pu dire que cette constitution ressemblait beaucoup à celle de l’Angleterre.

Un contemporain, l'äbbé de Montesquiou, nous a laissé un éloge pompeux, mais sincère, de «ces célèbres Etats du Languedoc, dignes à jamais, dit-il, de nos souvenirs et de nos regrets. Une réunion formée d'évèques, des principaux membres de la noblesse, de tout ce que les villes avaient de plus éclairé, venait, chaque année, étudier

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