Chapitre VI. Ai'ec quelle vigueur les écéques défendent la
situation,
I. Les évêques inébranlables pour eux-mêmes, ont à affermir les autres, et à défendre la situation — iJs nous apparaissent environnés de raines. Tout semble s'effondrer sous -leurs pas. — Crainte de défaillances., ils. voudraient détourner toutes les ri- ^ gueurs sur leur tète et être anathèines pour ietfï's frères. — Comment ils doivent tout d'abord s'assurer de leurs curé». — L'assemblée nationale et les évêques sq les disputent. — Angoisses des curés. — Cheveux blanchis en une nuit. — Désolation d'un évêque qui a perdu tout son clergé devenu constitutionnel. — Me- -naces de peines spirituelles. — Le curé d'Auch, qui vient de jurer, excommunié séance tenante, à la cathédrale, par son archevêque.
— Avec les curés, il fallait préserver lés fidèles. Gomment ils sont tiraillés en deux sens. — Conraient les évêques cherchent à les prémunir. — Tendi'e appel adressé par M. de Bourdeilles à ceax qui sont tombés, —r II. Après ces appels au clergé, et aux -fidèles, les évêques s'adressent aux autorités administratives, aux électeurs. — Us les conjurent de ne point procéder au remplacement des insermentés. C'est leur droit de citoyens et leur devoir de chrétiens. — Quand les autorités ont passé outre, les évêques somment les élus de ne point prendre la place des pasteurs légitimes. — ^ Quel sombi'e tableau ils tracent; de la situation des intrus. — '■ L'argument de la succession apostolique brandi sur leur tête. — Sommation d'avoir à montrer leurs titres, leurs pouvoirs, de rendre le bâton pastoral, la chaire usurpée. — Leurs sacrements nuls. — Ils ont rompu la chaîne de la tradition, dont « l'anneau brisé est sanglant », dit Bossuet. Ils sont les évêques de la constitution et non de l'Eglise, — Ils sont traités de -mercenaires, de fils de l'étrangère. — III. Correspondance des constitutionnels avec les évêques légitimes. — Ils s'y monti'ent souvent modérés, modestes, et paraissent un peu honteux de prendre la place de si grands personnages. — Curieuse lettre à l'archevêque de Reims. — Une lettre vive à l'évêque de Nancy. — Charme particulier des lettres où les évêques ouvrent leur cœur à leurs remplaçants égarés. . 434