‹ L'ancien clergé de France [microform]Chapitre 241 sur 354 · Chapitre YIII^ Résultats de lu constitution civile du · texte numérisé non relu

Chapitre YIII^ Résultats de lu constitution civile du

clergé.

I. Le premier résultat de la constitution civile du clergé fut de déchirer, de disperser l'Eglise gallicane, au moment, dit Mgr de Bausset, où elle était tranquille par l'apaisement des dissensions

religieuses, et honorée par les vertus, les bienfaits de ses évèqnes et de son clergé. — Stupéfaction des prélats devant celte çiFroyable tempête. — Boisgelin se deinande s'il n'est pas. le jouet d'un songe. — Vif tableau de la désolation dé l'Eglise gallicane. — Clergé coupé en deux. — La guerre dans le temple dispute par deux pasteurs. — L'évêque de Nancy montre l'Eglise gallicane pi'ête à tomber en dissolution. — II. Heureu8ement>que la situation n'est pas désespérée. — Grande part dés é vaques dans le Salut. — Ils disent courir « une noble carrière, celle dé l'adversité.» — Ils sont transfigurés par le sacrifice. — Leur talent grandit avec leur caractère. — Vibration de leurs écrits à cette époque. Belles pages ajoutées à la langue française. 7- En fait, dit l'évêque d'Alais, «on a plus rendu au. clergé qu'on ne lui avait ôté. » — Part des curés dans ce résultat. — Plus des deux tiers refusèrent le serment au milieu des plus grands périls. — Rage contre eux et déception des meneurs. — Grégoire dénonce les violences exercées contre les curés . -^ Ils trouvèrent presque partout, ditil, dans les municipalités des « bourreaux en écnarpé. » — A ce pirix,la France fut sauvée de la servitude d'une Eglise' nationale. — lïl. Echec complet de la constitution civile. — Les curés qu'on voulait favoriser et rapprocher du peuple, sont moins populaires plus dépend ants des évêques, qu'avant 1789. — Moins de synodes encore, plus de concours, perte de l'inamovibilité. — Les évêques que la constitution civile voulait grandir en face du pape, déracinés du sol, par la perte des biens et de tout rôle politique et civil, ■ obligés de combattre pour le pape, pour sauver l'unité, sont en train d'échapper au gallicanisme. — Mirabeau qui a défendu avec tant d'éloquence et de passion les décrets, les trouve absurdes, et fait conseiller à Louis XVI la résisiance. — ■ Le roi, obligé de les sanctionner malgré lui, décide dès ce jour de faire appel à l'Europe. — L'assemblée trop fièrepour céder est lancée dans la voie de la persécution. — La constitution civile du clergé a ouvert sous ses pas un abîme. On attend « quelque chose do tragique. » 484

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Vol. -2.

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