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Chapitre Premier. — Haine de la Révolution et vœux

pour Vétrangen.

I. La question de vivre ne pouvait être l'unique préoccupation des prêtres exilés. — Comment la pensée de la France les suit partout. — Ils s'étaient associés au mouvement de i jSg, et les voilà chassés par la Révolution. — Leur amertume. — Changement de langage quand ils ont passé la frontière. — Ils parlent hautement du roi. — Plaintes sur la nullité de Louis XVI, qui se laisse confisquer par « l'infernale Révolution ». — Les évêques font une vive peinture des ruines qu'elle a accumulées. — Leur protestation de fidélité à Louis XVIII. — II. Comment leur horreur de la Révolu-

tion pousse les évêques à faire des A^œux pour la coalition de l'étranger. — Les Français traités de brigands. . — Annonce d'un prochain retour. — Les mandements déjà prêts. — Prophéties toujours démenties par les faits et toujours renouvelées. — Alternative d'espérance et de déception. — Comment les évêques commentent les événements. — Toujours partie remise. — - III. Circonstances atténuantes pour ces vœux en faveur de la coalition.

— Le patriotisme autrement compris que de nos jours dans l'ancienne France. — Exemple des protestants. — Là où est le roi, là est la patrie. — Tous les exilés, Louis XVIII en tête, auraient repoussé avec horreur tout démembrement de la France. — Comment chez eux le patriotisme fut mis en opposition avec l'instinct de sa propre conservation. — ^ Telle ville où les exilés seront mis à mort si les assiégeants français ne sont pas repoussés par l'étranger. — Rapprochement des prêtres et des soldats au dehors. -^ L'évêque de Toulon meurt en les soignant. — IV. Des évêques voient clairement le danger pour la France de la coalition. — Paroles de l'évêque de Boulogne. — Le cardinal de Bernis ne croit pas au désintéressement des puissances. — « On ne fait rien pour rien en ce monde. » — Ses défiances contre elles et contre les «, têtes folles » qui s'agitent autour des princes français. . . 178

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