BOUSQUET
curé de Puissalicon, insermenté, 500;
& BOUSQUET (Pierre),
prêtre de Montpellier, déportés pour Nice, du port d'Agde, le 3 août 1792.
BO USQ UET (Guillaume),
prêtre de Lodève, déporté d'Agde à Nice, le 19 août 1792.
BOYE% (Joseph'LouiS'Rose),
prêtre du diocèse de Montpellier, après avoir été employé dans le diocèse d*Albi, obtint un bénéfice au chapitre Saint-Aphrodise de Béziers.
V Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.
Il refusa le serment, et prit , un passe-port pour l'Espagne, mais ne quitta point le pays qui lui était cher. Il demeura caché de longues années, changeant parfois de domicile . On le voyait à Béziers, à Saint- Geniès (canton de Murviel), à Lacaune (diocèse de Castres), à Alignandu-Vent, dans les environs de Roujan et ailleurs, cr voltigeant d'une commune à l'autre, pour fanatiser les esprits». Il correspondait avec Joseph Rouzier, son ancien collègue au Chapitre Cathédral de Béziers, «prêtre déporté ou émigré » à Mataro, en Catalogne. On intercepta une lettre qu'il lui adressait de Lacaune, le 22 août 1792. Dans cette longue missive, il écrivait à son ami : « J'ai resté, depuis que j'ai quitté la montagne, à Alignan-du-Vent. J'ai exercé ma profession avec fruit ; le voisinage assistait à mes leçons ». S'oubliant ensuite, il parle clairement de la rage des méchants et des événements politiques. Des copies de cette lettre, déjà vieille, envoyées au ministre de la Police générale, sont expédiées aux divers commissaires du Directoire exécutif près les Administrations Centrales du Tarn et de l'Hérault et des Cantons municipaux de toute la contrée. On ordonne les fouilles et les perquisitions les plus sérieuses. Boyer est enfin découvert et arrêté au mois de Floréal an VII (avril-mai 1799) à Nages et condamné à la déportation. Il part pour l'île de Ré (4 prairial an VII, 23 mars 1797).
Cf. Arch. de THérault, L. 443. — Rossignol, Les Prêtres du Départ, du Tarn, persécutés pendant la Révolution p. 87-117.
"BOYER (Jean)
fils de François Boyer, fermier du domaine de Jonc (propriété du commandeur de Saint-Jean-de-Jérusalem, de Millau), paroisse Saint-Germain, et de Marie Raynal. Par sa naissance, il appartenait au diocèse de Rodez. Lorsque il reçut, étant acolyte, le titre clérical qui lui assurait le revenu annuel de cent livres, alors en usage, il était déjà docteur èsdroits (21 octobre 1747J. Pendant longtemps, il notifia régulièrement ses grades de maître ès-arts, bachelier, licencié, docteur et professeur ès-