‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 210 sur 324 · LAGARDE · texte numérisé non relu

LAGARDE

bénéficier à la cathédrale d'Agde, prêtre réfi-actaire, résidait publiquement à Saint-Maurice, dans le canton du Caylar(3 brumaire an VII, 24 octobre 1798). L'Administration municipale décida qu'il serait arrêté, (it brumaire, i**^ novembre). L'opération devait avoir lieu lé lendemain. La brigade de gendarmerie du Caylar et 12 hommes de la garde nationale sédentaire, ayant à leur tête le commissaire du Directoire exécutif partirent à 4 heures du matin pour Saint-Maurice. Ce fut peine perdue : le réfractaire, averti à temps, avait pu s'éclipser. Sans se décourager, les agents de la force publique continuèrent leurs perquisitions durant plus de trois semaines, mais toujours inutilement.

Cf. Arch. de l'Hérault, L, 443 ; — Ms de l'abbé de Gohin, p. 121.

LAGARE (Jean-Hemît),

né à Lodève. en 1724, chanoine de la cathédrale Saint-Fulcran, déporté d'Agde \ Nice, le 19 août 1792, en vertu de l'arrêté de l'Administration centrale, du 28 juillet de la même année. Il rentra en France après la loi

du 7 fructidor an V. Il prit de nouveau un passe-port pour Tétranger et partit pour la Prusse (4 vendémiaire an VI, 5 octobre 1797).

A son retour, « il n'exçfça aucun culte », du moins à ce que disent les rapports de la police (19 ventôse an VI, 9 mars 1798). Il était âgé et malade ; on lui permit de garder provisoirement la réclusion dans son propre domicile et même d'aller se promener.

Cf. Arch. de THérault, L, 443 .

LAGARE (LuC'Firmin'Fulcran)y

simple clerc tonsuré, de Lodève, né vers 1743. Etait sujet à la déportation à raison de son âge . Nous ignorons s'il partit ou s'il se cacha, en 1792, mais le 14 vendémiaire an VI, 5 octobre 1797, il prit à Lodève un passe-port pour la Prusse, avec Jean-Benoit Lagare, son homonyme et sans doute son parent. A sa rentrée, on lui permit de rester à Lodève, dans sa maison (8 floréal an VI, 27 avril 1798). Décédé le 29 mars 1827.

Cf. Arch. de THérault, L, 441 ; — Arch. de l'Evôché, T(fg, des 'Décès.

LAGARE (Joseph't^ntoine-Fictor),

né le 12 avril 1766, avait été ordonné prêtre, avec M. Fulcran Bcaupillier, par Mgr de Fumel et était chanoine de Lodève.

A la Révolution, comme par son âge il était sujet à la déjtortation, il se sauva et se retira avec M. Lavit, aux Monts, près Sévérac-le-Château; puis, il prit à Lodève un passe-port pour la Prusse, le 8 vendémiaire an VI (29 septembre 1797); mais il revint bientôt à Lodève, où il resta caché dans des caves et des sous-sols humides jusqu'à lapaix religieuse. Il conserva toute sa vie les pieds enflés par la longue immobilité dans des lieux malsains, au point qu'il pouvait à peine se tenir debout.

Après la restauration du culte (1803), il desservit cependant quelques années la succursale d'Arboras, dans le canton de Gignac. A raison de ses infirmités, il dut quitter ce service qui lui était par trop pénible, et devint aumônier des Pénitents Bleus de son pays natal. Plein d'années

rV. Les Martyrs et Confesseurs de la foi.

et de mérites, il mourut dans une chambre de l'hôpital, ou il s'était retiré. Son épitaphe résume le plus bel éloge qu'on puisse faire d'un bon prêtre. Elle est ainsi conçue :

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