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III. Les ^Apostats

Le jureur accepte la Commission dont on le charge et l'accomplit avec bonheur. Dans son zèle républicain, ce n'est pourtant pas au District qu'il s'adresse, mais bien à l'Administration du Département, il fait suivre cette livraison de la déclaration suivante -.«Maintenant que l'état de prêtre contrarie le bonheur du Peuple, retarde le progrès des lumières, entrave la marche de la Révolution, je l'abdique et me jette dans les bras de la société ! »

Et le président de lui répondre :« Nous te connaissons depuis longtemps. Ton patriotisme prononcé lait que nous ne sommes pas surpris de ta démarche; nous verrons toujours avec plaisir un prêtre philosophe qui vient d'être entièrement rendu à la société. » Puis le président ordonne que les lettres de prêtrise soit envoyées à la Société populaire et que les discours qui viennent d'être prononcés soient imprimés et distribués à toutes les Sociétés populaires et à toutes les municipalités du département.

De retour à Lansargues, l'apostat réunit les « habits dits sacerdotaux » de la paroisse qu'il vient d'abandonner, y ajoute les « autres instruments du culte » dont il n'a plus que faire et les envoie au district (i6 frimaire an II, 6 décembre 1793).

Il reçoit en échange un certificat de civisme. Sa pension est réglée à 1.500 livres.

Cf. Saurel, Hist. relig. III, 45; — Troc, verb., IV; — Ms. de Soulier, I. 430.

RADIER (Jacques),

vicaire de Lansargues, jureur, nommé vicaire de Saint-François, à Montpellier, déclare renoncer à « l'état de prêtre » et livre ses lettres d'ordination (26 octobre 1793).

Cf. Proc. verb. de l'Assembla administ.,\W . 316; — F. Saurel, Hist relig. III, 47.

RICHAUD Qean-^ntoine),

curé de Villeneuve-les-Maguelone, déprêtrisation (12 décembre 1793). Cf. Proc. verb. IV. 398.

U Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.

ROQUE PLAN (Tierre),

curé constitutionnel de Restinclières, remet ses lettres de prêtrise (8 décembre 1793).

Cf. Ptoc. verb. IV. 385 .

%OUAUD (Pierre),

pro-curé de Soubès, jureur, pension de 1200 livres, se démet de sa cure et déprêtrisation (12 décembre 1793).

Cf. Proc. verb., IV, 398.

%OUX (Joseph),

curé constitutionnel de Villeneuve, déprêtrisation (i^*^ décembre 1793). Résidait à Lodève sous Mgr Fournier; mais sans emploi.

Cf. "Proc. verb., IV, 337; — Arch. de l'Evêché.

"BJJITER {François-^Augustc),

né à Toulon, le 25 mars 1749, était fils d'un officier de marine. Membre de rOrdre de Citeaux, il prêta le serment constitutionnel, fut nommé pro-curé de Soriech et installé le 17 juillet 1791. Après qu'on eut dressé l'inventaire du mobilier de l'église et de la sacristie, opération qui dût être assez rapide, faute d'objets à mentionner, Ruiter prêta de nouveau le serment et célébra la messe; mais n'administra pas longtemps cette petite paroisse rurale, les électeurs l'ayant appelé à diriger celle de Lattes. Les agents municipaux présidèrent à son installation, le dimanche 16 octobre. En 1793, il écrivit à l'Administration centrale qu'il renonçait à sa place de curé et à ses fonctions de prêtre. Il regrettait de ne pouvoir livrer ses lettres d'ordination, brûlées sans doute avec les papiers du ci-devant Ordre de Citeaux, dont il était membre. Grâce à ses sentiments républicains^ hautement manifestés, et à ses actes publics, il n'eut pas à quitter la France pendant la Terreur et reprit, malgré son apostasie, les fonctions

ni. Les tApostats.

sacerdotales (19 vendémiaire an VI, 10 octobre 1797), comme vicaire de la paroisse Saint-Pierre, ancienne cathédrale de Montpellier, et fixa sa résidence dans cette ville. Il l'habitait encore sous Tépiscopat de Mgr Foumier; mais il avait complètement abandonné son état.

Cf. Arch. de THérault, L, 443 bis ; — Arch. de la commune de Lattes. Reg, des 'Délit,, 12 octobre 1791.

SALET (Jacques-Guillaume) y

ci-devant chapelain au diocèse de Lodève, jureur, pension 260 livres, curé constitutionnel de Lodez (« ci-devant Saint-Félix »). Déprêtrisation (4 décembre 1793).

Cf. Proc, verb., IV, 358.

SALZE (Fulcran'iy

chanoine à Lodève, remet ses lettres de prêtrise à l'Assemblée administrative, avec sa déclaration qu'il renonce à cet état.

SAUVAIRE {xAntoine'Guillaume)y

curé de Bouzigues, déprêtrisation (i^' décembre 1793), porté sur la liste de Mgr Fournier comme ayant abandonné l'état ecclésiastique et habitant Montpellier.

Cf. Proc. verb.y IV, 337 ; — Arch. de l'Evêché.

SIFFRE,

à Lodève, déprêtrisation (i" décembre 1793).

Cf. Proc. verb.f IV. 537.

SISTERON {Jean-Etienne),

curé de Saint-Bauzille-de-Putois, a remis, à l'Assemblée administrative, sa calotte, en attendant l'envoi de ses lettres de prêtrise (29 novembre 1793), envoi effectué le 12 décembre suivant.

Cf. Proc. verh,, IV, 334 et 3^8.

U Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.

SUDRE (Jean),

né à Fdntanès. Son titre clérical (loo livres) daté du 4 février lyéi.Curé de Baillargues, renonce, en faveur du chapitre cathédral de Montpellier, aux novales qui lui produisaient en moyenne 20 livres par an. Il ne jouissait d'aucun fonds de terre. Après l'installation de l'intrus Pondérons, il lui écrit qu'il a été peut-être un des plus opposés à la constituiion civile du clergé ; mais que, éclairé aux pieds des autels, il s'empresse de reconnaître son erreur. Il ajoute que s^il a tant différé une pareille démarche, c'est qu'il ne voulait la faire qu'après la plus mûre réflexion. Il n'eût pas besoin de tant réfléchir pour « se déprêtriser ». Il le fit le i^*" décembre 1793. I^ continua d'habiter à Baillargues. Il y était encore sous Mgr Fournier, mais sans emploi. Il mourut le 13 mars 1810, âgé de 76 ans.

Cf. U Amour-propre, etc., p. 51 ; — Proc. verh., IV, 337 ; — Arch. de l'Evêché.

TARDltU [Pierre-Antoine],

curé de Cazevieille, jureur, pension 1200. — Devenu curé de Saint-Jeande-Cuculles, déprêtrisation 13 décembre 1793.

Cf. Proc.'verb., IV, 351 et 403.

TASTAVIN iJean-Baptiste-Césaire),

bénédictin delà maison de Saint-Chinian, originaire de Béziers, était entré dans la vie religieuse déjà imbu du philosophisme du xvin' siècle. Il dit adieu à sa cellule avec satisfaction et reçut à sa sortie ^assurance d'une pension annuelle de 900 livres. Comme ses confrères de l'abbaye, il refusa d'abord le serment à la Constitution civile du Clergé ; mais ensuite, afin d'être plus digne du poste d'aumônier de la garde nationale, il vint, le II août 1793, prêter le serment, devant les officiers municipaux, serment qu'il renouvela le 30 septembre, avec Bernard Méric, un de ses anciens confrères.

Esprit ardent et cultivé, il se jeta dans le parti avancé et mit à son service un zèle et une intelligence qui peut-être avaient été méconnus dans

ni. Les xApostats,

le cloître. L'ambition de paraître fit d'un enfant de saint Benoît un moine apostat. Il livra au District ses lettres d'ordination, en preuve de sa défection (6 décembre 1793), et grossit la liste déjà bien longue des religieux qui devinrent les coryphées des clubs. Pendant quatre mois il occupa le fauteuil de la présidence et monta bien souvent à la tribune.

Le 27 avril, à l'occasion d'un recrutement de milices, appelées à la frontière espagnole, il mit toute sa faconde à prêcher l'union contre les traîtres et fit jaillir de son cœur ulcéré des flots de haine contre les rr tyrans couronnés ».

L' ex-bénédictin et ses discours ne tardèrent pas à être sur toutes les lèvres; le pays était scandalisé! Le 5 mai, quelque peu ennuyé de la rumeur publique qu'il a soulevée, il paraît à la tribune pour protester que (( s'il veut former de zélés patriotes et de vrais républicains, il déteste néanmoins l'anarchie et la licence i> . Mais revenant bien vite à son idée fixe, la destruction simultanée du despotisme et du fanatisme, il s'apitoie sur (c le malheur des hommes courbés sous le joug des tyrans et abreuvés du fiel de la servitude », et prouve jusqu'à l'évidence que « quoique enveloppé, dès son enfance, des ténèbres du fanatisme et nourri des préjugés de son état, il a toujours conservé dans son cœur les germes précieux de l'amour de la liberté et de l'égalité, et qu'il a vu naître avec un plaisir extrême le moment heureux où la France a donné aux hommes le courageux exemple de rentrer dans leurs droits naturels »>.

Les applaudissements ne firent pas défaut à l'orateur, et les oppresseurs du peuple furent conspués.

L^abolition du christianisme ayant été votée le 10 novembre 1793, Tastavin se prépare à frapper un grand coup qui devait, selon lui, anéantir le fanatisme. Il monte à la tribune, le 30, et dans un discours de longue haleine, il attaque tous les cultes et les rend responsables de tous les crimes accomplis et de tout le sang versé. « Les pratiques futiles et absurdes du fanatisme doivent enfin disparaître devant les lumières de la rai-

V Ancien Clergé du Diocèse de Monipellter.

son. Il n'y a plus qu'une religion; celle de l'Etre suprême. Aussi, ajoutet-il, j'ai depuis longtemps renoncé au sacerdoce. »

A l'exemple de Montpellier, où la cathédrale Saint-Pierre avait été transformée en temple de la déesse Raison, Saint-Chinian (ou Vernodure, comme on l'appelait alors), choisit l'ancienne église des Récollets. La fête de l'intronisation impie et stupide en fut célébrée le 20 janvier 1794. Tastavin fit l'apothéose de la nouvelle divinité et poussa l'impudence jusqu'à mépriser a les voeux des Vestales » et exalter « le flambeau de l'hyménée *, devant des femmes et des enfants, aux applaudissements d'une assemblée en délire. Le lendemain, 2 pluviôse (21 janvier), l'exbénédictin, ancien premier président du club, accepta les fonctions de secrétaire ; mais il n'eut pas à tenir longtemps la plume ; la salle des séances du Club ayant été fermée par la municipalité (17 fructidor an IV, 3 septembre 1795).

Cf. Proc verb. de V Assembla administrative ^ IV; — Delouvrier, Hist, de Saint- Chinian, passini; — F. Saurel, Hist relig. du dép, de V Hérault.

TON DUT {Jean-Jacques),

vicaire constitutionnel à Notre-Dame-des-Tables de Montpellier, livre ses lettres d'ordination et déclare renoncer à Téiat de prêtre (26 novembre

Cf. Proc. verb., IV, 516; -*- F. Saurel, Hist. relig., III, 46.

P, TOURNEFORT {Char les- Joseph\

né le 22 février 1726, à Vénasque, ancienne capitale du comté Venaissin, religieux Trinitaire, à Montpellier. Prêche le Carême à Lavérune et une quinzaine à Celleneuve (1769), le Carême et l'Avent à Villeneuve (1770).

Devenu supérieur de la maison Saint-Paul des Trinitaires, à Montpellier, il envoie un placet à l'Intendant et se plaint de ce que le jugemage et le procureur du roi de cette ville permettent d'inhumer dans les

ni. Les ^Apostats.

différentes églises, malgré les défenses faites à ce sujet par TEdit royal du mois de mars 1776 (novembre 1787). En agissant de la sorte, il voulait prendre les intérêts de sa maison. Ses religieux étaient cependant fort mécontents de la manière dont il administrait les biens du monastère, et . ne faisaient pas faute de le lui dire.

A bout de patience, le P. Tournefort recourut à un moyen peu ascétique pour fermer la bouche à ses subordonnés. Il s*adressa directement au District et se plaignit des vexations qu'il éprouvait de la part de ses religieux, à raison d'anciens comptes de sa gestion. L'Assemblée, heureuse d'avoir à intervenir en pareille affaire, arrête que « les religieux composant la maison de la Trinité se présenteront vendredi 24 du présent mois, heure de dix du matin, à la séance de l'Administration, à l'effet d'être entendus sur les plaintes portées contre eux par leur supérieur ». Mais la nuit a porté conseil. « Le jour dit, le président remet à l'Assemblée un placet du P. Tournefort, supérieur de la maison de la Trinité, dite Saint Paul, par lequel il expose que les religieux ayant trouvé les comptes en règle, ont cessé de le vexer sur cet objet. En conséquence, il se joint à eux pour supplier l'Administration de leur épargner le désagrément de comparaître devant elle. Et l'Assemblée délibère de dispenser les religieux de comparaître. » (9 juillet 1790.)

La République allait pacifier ces petites misères d'intérieur, en donnant leur congé aux ci-devant chanoines réguliers de la Trinité. Les deux derniers se disposaient à suivre l'exemple de leurs collègues, les PP. Moureau, Lambier et Blanc, et à vider leur couvent. Le P. Tournefort et le P. Vergues présentent au Conseil de ville un Mémoire dans lequel ils exposent qu'ils sont dans l'intention de se retirer chez eux dans le courant de la semaine prochaine et demandent à être autorisés à emporter le mobilier que la loi leur accorde et que le Corps municipal se charge des effets portés sur l'inventaire dressé par ses commissaires. Le P. Tournefort réclame en plus le mobilier qu'il dit avoir acheté et payé nu sieur Lambier, ex-religieux Trinitaire.

" "il

VAncien Clergé du Diocèse de Montpellier.

Par le départ de ces deux chanoines, la maison devenait déserte et le culte cessait dans l'église (30 mars et 8 avril 1791).

L'ex-Père Tournefort se retira dans son pays natal, Vénasque, où il se rendit utile autant que les circonstances pouvaient le lui permettre. Il accepta dans cette vue les fonctions d'assesseur du juge de paix; ce qui lui fournit l'occasion de pacifier quelques différends. L'intention était louable, autant que les moyens pour arriver à cet emploi étaient en opposition avec son devoir de prêtre catholique. En effet, il avait paru devant la municipalité et prêté le serment de soumission à la Constitution civile du Clergé (12 novembre 1792).

En sa qualité d'assesseur, il reçut et signa une plainte déposée contre certains patriotes. Ceux-ci, peu après la défaite des Marseillais, lui en firent un crime et le menacèrent de mort.

Afin de se soustraire à leur vengeance, il se retira chez son frère, dans une métairie de la commune de Murs; puis il écrivit aux administrateurs du district de Carpentras pour établir son innocence relativement à l'affaire des Fédérés Marseillais, affirrhant que s'il s'était retiré dans une grange, à Murs, à deux lieues de Vénasque, c'était parce que plusieurs fois on l'avait menacé de lui couper la tête ou de le pendre. Malgré ces explications, il fut décrété d'arrestation et conduit dans les prisons d'Avignon. Il y gémit durant environ neuf mois et eut le loisir de faire de sérieuses réflexions sur sa conduite. Transféré dans les prisons du Cirque, à Orange, Tournefort corr.parut, le 15 messidor an II (3 juillet 1794), devant la Commission populaire, sous la prévention de fédéralisme, fut condamné à mort et exécuté le même jour, à 6 heures du soir.

Cf. F. Saurel, Nist reîijr, du dép. de VHcranU ; — Arch. de l'Hérault Reg. des 'Prédicateurs ; — Fonds de 1" Intendance, C. 504; — L. 11 B., 1120; — Reg. des 'Proc . verh. de VnAdministration du District de Moutpeïlier ; — Reg. des Délib., p. 190. — La PijARDiÈRF, 477-482. — L*abbé S. Bonnel, Les ^32 victimes de la Commission populaire d'Oraftge,en 17(^4, t. I, pp. 336-396.

in. Les ^Apostats.

TR VC HE ME NT (Jean-Baptiste-oilexis),

né à Salon, en Provence, ex-chanoine de Cavaillon, proclamé curé constitutionnel de la paroisse Saint-Pierre, de Montpellier (ii avril 1791). Il accompagne Tintrus Pouderous et se fait recevoir avec lui Pénitent- Bleu (28 juin 179 1) et prête le serment Liberté-Egalité (27 septembre 1792).

Une lettre du procureur de la commune l'autorise, au nom du Corps municipal, à faire la quête quinze jours avant le Carême, en ne sortant pas des limites de sa paroisse (16 janvier 1793). Truchement demandait encore le paiement de 230 messes basses et de 12 grand'messes de %equiem. Le Département ne jugea pas à propos d'accéder à cette réclamation et son président écrivit à Roland, ministre de l'Intérieur (lé janvier i793\ proposant la suppression de l'acquit des fondations, « sur le fondement qu'il n'est pas possible aux administrations de veiller à ce que les acquits fussent faits exactement.» Sans se décourager, l'intrus demanda « aux citoïens Majre et Officiers municipaux que la somme de 440 livres, produit d'une quête, faite Tannée précédente, fut réclamée au citoïen Jean Viala » qui était alors trésorier de la ci-devant Marguillerie et livrée au curé de la paroisse. Viala ne voulut pas accomplir ce versement entre les mains de Truchement et se déchargea à la mairie de la caisse, des comptes et de tous les papiers de la Fabrique. Le chef du bureau municipal en fit remise aux nouveaux marguilliers, en présence du curé-jureur (27 mai

Celui-ci, s'occupait moins des intérêts de la paroisse que des siens

propres. A la marche des événements politiques, il voyait que bientôt sa place ne serait plus tenable dans son église. En prévision de l'avenir et pour s'assurer des moyens d'existence, il résolut de se faire médecin et suivit les leçons des professeurs de l'école de médecine. Après un an d'étude, il crut en savoir assez, déclara devant l'Assemblée administrative qu'il renonçait à l'état de prêtre, remit ses lettres d'ordination (26 novembre 1793), reçut la promesse d'une pension de 3.000 livres, prix de

iJ Ancien Clergé du Diocèse de MontpeJier.

son apostasie, se retira dans son pays natal et y exerça la médecine (quelle médecine ?).

Truchement a laissé quelques Odes et Stances et, de plus, un Panégyrique du B, Laurent de Brindes, général des capucins , (Avignon, 1784).

Cf- Arch. de l'Hérault LIH, VI, Suppression de Vacqiiit des Fondations. — Arch. municip. de Montpellier, D, 3, Reg. des Copies des Lettres du jer wars ijço au 16 janvier ^793 * — Proc. verb. IV, 316; — Lettre de Vahhé Saisset à Mgr de DXalide (18 juin 1796); — Dr Barjavel, Diction. biohihL de Vaucluse.

TRONG (Jean-Baptiste),

de Roujan, diacre et bénédictin du monastère d'Aniane, était âgé de 25 ans et comptait 4 ans de profession religieuse lorsqu'on dressa l'inventaire de Tabbaye (dans les premiers jours du mois de mai 1790). Malgré ses vœux, malgré Tordre sacré du diaconat, il se maria; puis, il se retira dans un domaine rural, situé près de Cabrerolles, au canton de Murvielles-Béziers, cherchant à éviter le public dont il était mal vu, tout comme les autres prévaricateurs que le peuple appelait « capélan descapélanat ». Il s'était marié.

Cf. F. Saurel, Hist. relig., III, 50 ; — A. Fabre, Histoire de Caussignojouls, p. 28.

VERNAZOBRE {Alexandre),

vicaire ou pro-curé à Fontes, prêta tous les serments. A la formation du Club, les habitants se montrèrent peu sympathiques à son égard. Il n'eut en effet que deux voix pour la vice-présidence. II fut cependant plusieurs fois employé pour les missions républicaines qui demandaient du zèle. Le 13 floréal an II (2 mai 1794), le Conseil municipal délibérait sur la convenance de conserver le culte. Vernazobre déclara que « dès ce moment, il cessait ses fonctions ecclésiastiques ; qu'il ne devait plus être regardé comme prêtre dans la présente commune ni ailleurs; de quoi acte fut dressé et il signa. Puis, il envoya ses lettres d'ordination au district de Béziers. On ferma l'église paroissiale le 21 floréal.

Cf. Bigot -Valentin, Hist.popuL de Fontes, p. 302 et suiv.

iïl. Lts xApostats.

VIDAL {Pierre),

curé constitutionnel de Montferrier, déprêtrisation, 3 décembre 1793. — Pension 1200 1.

Cf. Proc. verh», IV, 351.

FIGOUROUX (Fulcran-Firmin),

de Lodève, livre ses lettres de prêtrise (28 novembre 1793).

Cf. Proc. verb. de VAss. adm.^ IV, 329.

Montpellier. — Imprimerie de U MAnufacturc de U Charité

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