Essai de Bibliographie Viroise, p
UARCOURT-SAINT-LOU1S. 10
comptes en qualité de proviseur, et paye 29 sols au maçon qui avait fait une réparation dans sa chambre1. Or, à cette date, le doyen du Mans était en Normandie9. Nous trouvons aussi dans du Boulay', un Marguerin de la Bigne cité comme régent d'HARcouRT en 1559, ce qui ne peut s'appliquer au doyen qui n'avait alors que treize ans et ne fut maître es arts qu'en 1566. Or, il fallait être maître es arts pour remplir les fonctions de régent ou professeur. Enfin le proviseur meurt en 1597, tandis que le doyen meurt en 1598. Nous ne devons pas être surpris de cette coïncidence de nom et de situation, puisque déjà au commencement du xvi* siècle, nous trouvons deux Marguerin de la Bigne, chanoines de Bayecx, un, premier du nom, en 1505, et l'autre, deuxième du nom, son neveu, en 1523*. Nous concluons donc, jusqu'à preuve contraire, à deux Marguerin de la Bigne aussi à la fin du xvia siècle, et nous séparons la cause du proviseur de celle du doyen, tout en regrettant de ne pouvoir compter ce dernier parmi les gloires du collège d'HARcouRT.
En revanche nçus avons à enregistrer les noms de trois Recteurs de l'Université qui lui appartiennent à jœtle époque, Jean Deniset, Jacques-Marie d'Amboise et Philippe Corneille. Jean Deniset occupe cette charge du 10 octobre au 15 décembre 1574. Du Boulay, qui le mentionne comme Harcurien, collegii Harcurianù l'attribue au diocèse de Skns, Senonensis, ce qui semblerait indiquer que 1 élément normand n'était plus exclusivement employé au collège d'HARcouRT. C'est tout ce que nous savons au sujet de ce Recteur.
Nous sommes mieux renseignés sur Jacques-Marie d'Amboise, qui professa au collège d'HARcouRT de 1576 à 1587, et c'est à ce titre que nous lui donnons place ici. Il appartenait à une bonne famille d'ÂRU», comme le rapporte
1. Bib. de la Sorb., U. 132, n° 3, p. 18, n° 8, p. 31; U. 10, Réplique, p. 28.