‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 153 sur 355 · Reform. Unit., art. xlii · texte numérisé non relu

Reform. Unit., art. xlii

pension, fixé à cinq ou six écus d'or au soleil pour chaque jmaitre. On renouvelle les anciens règlements sur les personnes qui peuvenl habiter les collèges, sur l'obligation des proviseurs, principaux et régents de résider dans la maison et d'y prendre leurs repas avec leurs élèves ; de les préserver du contact des vagabonds; de porter le costume de leur état ou de leur emploi, c'est-à-dire la robe longue et le bonnet carré. Les défenses de 1452 sur les vêtements et la tenue des élèves sont rappelées et maintenues. Il est recommandé au chef du collège d'avoir un bon portier, qui veille à ce que les élèves ne sortent pas sans permission.

Enfin la visite ou l'inspection des collèges sera faite quatre fois par an, le premier mois de son entrée en charge, par le Recteur assisté des quatre censeurs des Nations.

Telle est, en substance, la réforme de 1598, qui marquait un progrès dans l'enseignement classique, malgré ses lacunes et ses imperfections, et qui, « devait, dit H. Compayré, jusqu'à la Révolution française régir l'enseignement secondaire dans l'Université de Paris1. » Elle fut promulguée avec un .certain apparat le 18 septembre 1600, aux Mathurins, et l'historien Crévier lui rend justice en ces termes : « Pour les « humanités, rien n'était mieux entendu que les articles du « règlement prescrit par Henri IV; les auteurs originaux « sont seuls recommandés, et les meilleurs; les livres, ou de « l'antique barbarie, ou, au contraire, de nouvelle fabrique ■ et récemment introduits dans les écoles, sont proscrits. « L'élude de la langue grecque est jointe à celle du latin, qui « mérite, sans doute, d'être cultivé de préférence; enfin ce « n'est qu'après avoir parcouru le cercle complet des éludes « que les écoliers entreront en philosophie *. »

Le proviseur Turgot eut à appliquer cette réforme au collège d'HARcouRT. 11 appartenait à la noble famille de ce nom, qui était venue d'Ecosse s'établir en Normandie au temps des Croisades, et qui a donné à la France un certain nombre de

1. 6. Compayré, Hist. critiq. des Doctrines de V Éducation en France, p. 432.

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