Àrch. nat., M. M
2. Goujet, Mémoire sur le Collège royal. — Le Morcri normand. — Oursel, Nouvelle Bibliographie normande. — Lebreton, Biographie normande,
3. Le collège des Grassins fut fondé au xvie siècle par la famille de ce nom. Il était situé rue de la Monta gne-Sainte-Geneviève en face le collège de Navarre, de Tenu VÊcole Polytechnique. — Le collège du Plessis , fondé en 1323 par Geoffroi du Plessis , secrétaire du roi Philippe V, était situé rue Saint-Jacques, entre le collège Louis-le- Grand et le Collège de France. Il fut réuni en 1647 à la Sorbonne.
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Michel Gérard, abbé de Verteoil, qui succéda à Claude de la Place. Disons à l'éloge de ce dernier que, faisant fonction de Recteur en 1652, il demanda à Louis XIV l'élargissement du cardinal de Retz, emprisonné à Vincennes. Mais il eut beau invoquer la clémence royale, il n'obtint qu'un refus et l'ordre de ne plus se présenter à la Cour sans avoir demandé audience auparavant. Le rôle politique de l'Université était bien fini. P. Padet tint aussi la main à l'observation du règlement. 11 n'hésita pas à faire un exemple pour rétablir la discipline. Ainsi il chassa du collège un boursier théologien, du nom peu accommodant de Butor, pour avoir perdu au jeu et en débauches plus de quatre mille livres des revenus de la maison qu'il s'était appropriés. Grâce à cette sévérité, il préserva le collège des désordres qui troublèrent d'autres maisons d'enseignement au temps de la Fronde. On ne vit pas à Harcourt d'insurrection comme il eu éclata, en 1649, au collège du Cardinal-Lemoine. Les boursiers mécontents y assiégèrent le logis du Grand maître, tirèrent des coups de pistolet dans ses fenêtres et, n'ayant pu forcer les portes, brûlèrent le mobilier de la maison.
En 1620, il Tut question, dans les conseils du roi, de supprimer un certain nombre de petits collèges qui subsistaient îlidlcilement et de les rattacher aux établissements plus considérables. Le proviseur Padet, alors recteur de l'Université, fit part du projet aux procureurs des Nations et aux doyens des facultés, dans une réunion qu'il tint au collège d'IURcouRT, en 1622. Mais comme on apprit que les Jésuites avaient suggéré ce projet à la Cour pour favoriser leurs propres desseins, il fut aussitôt abandonné. Il ne sera repris qu'après l'expulsion des Jésuites au siècle suivant4.
On montrait bien alors au collège d'HARCouRT que Ton y répudiait les tentatives des protestants contre le pouvoir royal. En 1625, sous le provisorat de P. Padet, fut prononcé devant la Nation de Normandie, qui, comme nous l'avons raconté1,