Bib. de la Sort... U. 132, Fondations
Mais ce qui témoigne encore mieux de la prospérité du collège a cette époque, c'est qu'il est vanté pour sa bonne discipline et le grand nombre de ses pensionnaires1. Parmi Û élèves remarquables qui en sortent au temps du proviseur Fortin, nous pouvons citer Boileau et Racine, Melchior de Polignac et Hercule de Fleury.
Boilean commença ses études a Harcourt el faillit y rencontrer celui dont il sera plus lard l'ami, Racine, qui sori.ul alors des Petites écoles de Port-iioïàl. Boilean étant tombe malade, quitta Harcourt et plus tard alla au collège 'le Do» m ans-Beau vais où il finit ses classes. L'auteur ù'Atm «■sa» quittait Harcoubt, en 1660, et sept ans après il donnait ce chef-d'œuvre à la scène. On a publié récemment une lettre inédite de Racine, a la date du 26 janvier 1659, c'est-a-ilin; à l'époque où il était élève de philosophie au collège d'II.tncoup.t. Elle est adressée à Robert d'Andilly, auquel H raconte une fête de catéchisme dont il a été témoin, un jour de su: dans l'église Saint-Louis, près de la Bastille. Il y fait allusion aux Provinciales et à l'occasion d'un jésuite qui figure dans cette fête, il ne manque pas de rappeler le personn d'tiscobar vulgarisé par Pascal*.
Melchior de Polignac et Hercule de Fleury devin tous deux cardinaux el furent étroitement associés à la poli lique de leur temps, le premier comme diplomate et le second comme ministre d'État. Mais le tracas des affaires ne les empêcha pas de cultiver les lettres dont ils avaient puisé le goèt au collège. On raconte que Polignac avait donné de bonne heure une preuve de sa facilité et de sa souplesse d'esprii eu soutenant, en 1680, deux thèses de philosophie, la première en l'honneur de Descartes, qui fut refusée et la seconde en l'honneur d'Aristote, qui conquit tous les suffrages. Le cartésianisme n'avait pas encore détrôné la scolaslique et il y avait alors quelque courage à en déployer la bannière. Ou