‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 186 sur 355 · Registre du bureau d'Harcourt, Arch. nat., M. M · texte numérisé non relu

Registre du bureau d'Harcourt, Arch. nat., M. M

2. C'est ce qui se lit au frontispice du premier registre des Acta et Décréta Nat. Norman, conservé à la Sorbonne.

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avons donné plus haut la reproduction. La chapelle du collège avait été aussi démolie et reportée plus loin pour l'agrandissement et la régularité de la cour et des bâtiments intérieurs1.

Des Authieux était aussi éloquent orateur et charmant poêle, que bon économe et zélé procureur.

En 1693 et 169(1, il prononça le discours de la rentrée des classes. Malheureusement il parle en latin et. si élégamment qu'il le fasse, nous ne pouvons que signaler la justesse et l'élévation de ses idées, pour ne pas fatiguer nos lecteurs.

C'est ainsi qu'il ne se contente pas d'inviter ses jeunes auditeurs à s'instruire, il leur recommande encore, de mettre en pratique les leçons morales qu'ils rencontrent dans leurs études, parce que, dit-il, acquérir la science sans la vertu, c'est ressembler aux histrions qui jouent le rôle d'un roi et n'ont que l'apparence de la royauté. Ailleurs, il exhorte les jeunes gens à imiter le travail de l'abeille qui s'empare du suc des fleurs pour le transformer en un miel délectable, à ressembler au laboureur, devançant ainsi La Fontaine qui dira, dans sa fable (lu laboureur et lie ses enfants :

Creusez, fouill./., lyVhcz; m- laissez nulle place Où la main ne passe et repasse.

En 1092, parmi les élèves de haute noblesse qui fréquentaient le collège, il faut mentionner le jeune Armand tiaston de Rohan, cinquième lils du premier prince de Soubise, de la branche de Rohan-Guéméné. Il soutenait alors avec succès ses thèses de philosophie h IIahcouiit et, suivant l'usage, était complimenté en vers latins. C'est des Authieux qui s'en charge. L'éloge est si délicat qu'on ne peut se dispenser d'en citer quelques mots :

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