Bib. de la Sorb., Arch., carton
Toutefois le projet propose par M. de Hussy n'aboutit pas, car le 16 février 1825, M. de Vaublanc, ancien ministre, écrit à In comtesse d'Harcourt que sa réclamation est juste, « mais que le gouvernement seul peut restituer son vrai nom au collège cTHarcourt et qu'il l'accordera à la famille si elle persiste dans sa demande. »
Nous voici au 27 mai et on renvoie la demanderesse à une nouvelle juridiction. C'est le chef du cabinet du ministre de l'Instruction publique, M. de Luynes qui lui écrit que « son Excellence approuve ridée de consacrer par une inscriplion la fondation de l'ancien collège d'HARCouirr, mais qu'elle n'a pas cru pouvoir prendre une décision sur cet objet et que le projet d'inscription proposée vient d'être renvoyé à M. le conseiller d'État, préfet de la Seine. » Pourquoi ce renvoi au préfet? parce que les terrains et les bâtiments du collège sont la propriété de la ville de Paris. Il dit en terminant qu'il ne doute pas que le comte de Chabrol ne s'empresse de faire valoir ses réclamations dans le Conseil général.
Toutes ces fins de non recevoir polies, mais pénibles, ne découragent pas Madame d'Harcourt, elle réclame toujours, et, le 6 avril 1826, le directeur des Travaux publics, M. Héricart de Thury lui écrit, ainsi qu'à sa tante la marquise de Grosbois, qu'il a demandé un rapport sur la question et que dès qu'il l'aura, il pressera l'exécution d'un projet auquel ces dames portent un si légitime intérêt. L'eau bénite de cour ne manquait pas, mais en réalité, l'affaire ne marchait pas non plus.
Six ans se sont écoulés, la Restauration a disparu sans avoir rendu justice aux fondateurs du collège d'HARCouRT. Ce n'est qu'en 1831, sous le gouvernement de Juillet, que la comtesse d'Harcourt obtint enfin gain de cause, comme le constatent une nouvelle lettre de M. Héricart de Thury et le certificat de la décision du préfet de la Seine qu'il lui envoie, à la date du 10 avril. Voici ces pièces importantes :