Hermant. Hisu du diocèse de Bayeux, p
remarques, l'indépendance qui s'alliail chez les conseillers du roi à la sagesse et à l'équité4. »
Nous ne suivrons pas Raoul d'Harcourt dans sa haute situation, nous avons hâte de montrer comment il établit son collège. Sa double qualité de chanoine de l'Église de Paris et de conseiller de Philippe le Bel, l'obligeait à élire résidence dans la capitale, et c'est alors qu'il résolut de mettre à exécution un projet dont Robert de Sorbon, et, tout récemment, un de ses compatriotes Guillaume de Saânne, grand trésorier2 de l'église cathédrale de Rouen, lui avaient donné l'exemple. Ce dernier venait de fonder, en 1268, rue Saint- Côme ou de la Harpe, à deux pas de la Sorbonne, le collège du Trésorier, pour vingt-quatre étudiants pauvres du pays de Cadx 3.
Du Breul nous dit, en effet, que « Maistre Raoul de Har- « court ayant, sur son vieil âge, arresté sa demeure à Paris, « dont il estait chanoine, prenait grand plaisir de voir les - diverses fondations des collèges et maisons d'estude que « l'on faisait de son temps en l' Université, et presque toutes « lesdites fondations sur le modelle de celuyde Sorbonne4. > Or, à côté du Collège du Trésorier se trouvaient, ajoute du Breul, « partie sur la rue des Massons (aujourd'hui rueCham- < pollion), partie sur la rue de la Harpe, quelques vieilles et « ruineuses maisons, » aux abords de la place de la Sorbonne,